Image : La Boverie, Liège
La Boverie, à Liège, a indiqué où l’on peut actuellement voir trois tableaux issus de ses collections permanentes, chacun ayant été prêté. Le musée présente cette situation comme habituelle plutôt qu’exceptionnelle, en précisant que des œuvres de ses collections sont régulièrement demandées pour des expositions dans d’autres institutions belges et à l’étranger.
Le Bassin du Commerce de Claude Monet est présenté dans « Monet au Havre », au Musée d’art moderne André Malraux, une exposition vers laquelle La Boverie renvoie depuis sa propre annonce. Ouverte le 5 juin 2026, elle a été organisée à l’occasion du centenaire de la mort de Monet et réunit une centaine d’œuvres et de documents couvrant les trois décennies que le peintre a passées entre Le Havre et Paris ; le musée hôte l’inscrit dans l’édition 2026 du festival Normandie Impressionniste. La toile liégeoise, peinte vers 1874, mesure 37 sur 45 centimètres — une année que le musée hôte associe à la fois à la première exposition impressionniste à Paris et à la dernière série de marines du Havre réalisées par Monet. Elle est attribuée au Musée des Beaux-Arts de Liège / La Boverie. L’exposition se termine le 27 septembre 2026.
Chevaux au pâturage de Franz Marc a rejoint la Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, à Düsseldorf, pour « Franz Marc. Die Suche nach einer besseren Welt », où il restera jusqu’au 24 janvier 2027. La Boverie décrit le tableau comme fragile et indique que ses exigences en matière de conservation le maintiennent la plupart du temps hors des cimaises. Le musée formule cette remarque à propos de la présentation de l’œuvre en général ; il ne dit rien de la fréquence à laquelle le tableau est prêté.
Le Vieux Jardinier d’Émile Claus a rejoint « De tiende tentoonstelling » au Het Kunstuur, à Malines, une exposition qui, selon La Boverie, est accessible jusqu’au 13 juin 2027.
Les trois prêts obéissent donc à des calendriers très différents : le premier s’achève dans quelques jours, tandis que le dernier ne prendra fin que l’été suivant. La Boverie ne donne pas de date précise pour l’annonce elle-même et n’indique pas si les œuvres parties sont remplacées dans l’accrochage liégeois pendant leur absence, ni ne mentionne d’autres prêts en préparation.