Image : © Théo Van Rysselberghe, Nu blond ou Nu de dos (devant la glace), ca. 1902-1905. Collection privée.
La Boverie, à Liège, célébrera son dixième anniversaire avec « Impressionnisme, une histoire belge », une exposition qui examine le rôle de la Belgique comme l’un des foyers les plus féconds du mouvement. La présentation réunira près de 150 œuvres issues de collections belges et internationales, le musée décrivant le projet comme un parcours de Paris à Bruxelles, alors grande capitale européenne de l’avant-garde. Elle se tiendra du 9 octobre 2026 au 29 mars 2027.
L’exposition rassemblera des prêts provenant de plus de 30 institutions. Parmi les prêteurs figurent plus de 20 musées belges ainsi que des institutions internationales telles que le musée d’Orsay, à Paris, et le Petit Palais, à Genève. La Boverie indique que les œuvres seront présentées dans des rapprochements rarement proposés, mettant directement en regard des artistes belges et français.
Parmi les figures belges citées dans l’annonce de l’exposition figurent James Ensor, Théo Van Rysselberghe, Anna Boch et Émile Claus. Ils seront présentés aux côtés de Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir et Alfred Sisley, que le musée identifie comme des représentants français majeurs du mouvement. L’une des œuvres mises en avant est « Nu blond ou Nu de dos (devant la glace) » de Van Rysselberghe, datée d’environ 1902-1905 et indiquée comme appartenant à une collection privée.
L’exposition mettra également en lumière des artistes femmes associées à l’expérience impressionniste en Belgique. Le musée cite spécifiquement Juliette Wytsman, Yvonne Serruys et Jenny Montigny, les décrivant comme des figures essentielles dont le travail a contribué au développement du mouvement. Leur inclusion s’inscrit dans l’effort plus large de l’exposition pour dépasser un récit familier principalement centré sur les peintres français hommes.
Selon La Boverie, l’exposition s’appuiera sur une scénographie intégrant des technologies de pointe afin de guider les visiteurs à travers plusieurs décennies. Son objectif affiché est de montrer comment la Belgique est devenue un épicentre de la modernité européenne, tout en inscrivant les œuvres belges et françaises dans un cadre historique et visuel commun. Le projet présente l’impressionnisme non seulement comme un phénomène parisien, mais aussi comme le fruit d’échanges plus vastes impliquant Bruxelles et les artistes belges.
« Impressionnisme, une histoire belge » est la principale exposition d’automne du musée et se tiendra à La Boverie, à Liège. Elle sera ouverte au public du 9 octobre 2026 au 29 mars 2027 ; le musée indique que l’entrée est payante. Un programme d’art contemporain distinct, « En Piste ! », dont la douzième édition est prévue à La Boverie du 4 au 13 septembre, se tiendra avant l’ouverture de l’exposition consacrée à l’impressionnisme.