Image : Lisa Sette Gallery, Phoenix
La newsletter Volume 24 de Lisa Sette Gallery propose un portrait de Sonya Clark, présentant l’artiste, dont la pratique est à la fois textile et sociale, à travers une œuvre intitulée « Hair Bow for Sounding the Ancestors », réalisée en 2014. La galerie décrit la pratique de Clark comme un équilibre entre la simplicité de matériaux du quotidien — les cheveux, les textiles et le langage — et une exploration urgente de l’artisanat, de l’histoire et de la race. La newsletter s’intéresse à la manière dont Clark utilise la matière pour réfléchir à l’identité et à l’héritage, et met cette approche en regard de celle d’autres artistes présentés dans la même publication.
Selon le texte de la galerie, le travail de Clark est en partie façonné par ses origines familiales afro-caribéennes : sa mère est jamaïcaine, son père trinidadien et son arrière-grand-père écossais. La newsletter explique que cette histoire familiale nourrit sa conception de l’identité américaine, qu’elle décrit comme forgée par l’esclavage, l’immigration, l’amour et la mise en relation intergénérationnelle des cultures. La galerie présente les matériaux de Clark comme des porteurs de sens plutôt que comme des substances neutres, décrivant les cheveux, le fil et les peignes comme des « porteurs d’identité » qui préservent un savoir hérité à travers le temps.
L’œuvre présentée, « Hair Bow for Sounding the Ancestors », est composée de cheveux humains et d’un archet de violon. En 2014, indique la galerie, Clark a approfondi cette recherche en remplaçant les crins des archets de violon par des cheveux humains et en collaborant avec des musiciens qui les ont utilisés lors d’une performance de « Lift Ev’ry Voice and Sing » de James Weldon Johnson et de « Star-Spangled Banner » de Francis Scott Key. La newsletter ne présente pas cette œuvre comme une nouvelle commande ou une annonce d’exposition, mais comme faisant partie d’une publication en ligne qui présente les pratiques récentes et en cours des artistes représentés par la galerie.
La biographie de l’artiste publiée dans la newsletter la présente comme professeure d’art et d’histoire de l’art à Amherst College. Elle précise également qu’elle a obtenu un MFA de la Cranbrook Academy of Art, un BFA de la School of the Art Institute of Chicago et un BA d’Amherst College, où un doctorat honoris causa lui a été décerné en 2015. La galerie recense plusieurs prix et distinctions, parmi lesquels la bourse Guggenheim 2026 pour les beaux-arts, le Rappaport Prize, une United States Artist Fellowship, un prix Pollock-Krasner, le 1858 Prize et un Anonymous Was A Woman Award.
Lisa Sette Gallery, située au 210 East Catalina Drive à Phoenix, en Arizona, présente la newsletter comme le Volume 24, disponible uniquement en ligne. La même publication propose également des articles consacrés à Ala Ebtekar, Duane Michals, Jan Maarten Voskuil, Sam Frésquez, Benjamin Timpson, Ato Ribeiro, Binh Danh, Timothy Horn, Xawery Wolski et Julianne Swartz. Sur le site de la galerie, « Newsletter Volume 24 » est présentée comme une publication distincte du calendrier des expositions de la galerie.
L’article consacré à Clark dans la newsletter s’accompagne d’une brève citation de « The Underground Railroad » de Colson Whitehead : « La liberté était une communauté œuvrant à quelque chose de beau et de rare. » Une section distincte de la même page mentionne le titre « Senegal Weft Song » sous le texte, tandis que le pied de page reprend les coordonnées de la galerie et ses horaires habituels. L’article lui-même se concentre toutefois sur la pratique de Clark, qui constitue l’exemple central de l’approche de l’art contemporain fondée sur la matière adoptée dans la publication.