Image : Collections, Paris
Le Georgia Museum of Art, à Athens, inaugure ce samedi « Edmonia Lewis: Said in Stone », réunissant une trentaine de sculptures d’Edmonia Lewis provenant de collections publiques et privées aux États-Unis et à l’étranger. L’exposition se tient du 8 août 2026 au 3 janvier 2027 et est présentée comme la première grande rétrospective consacrée à l’œuvre de Lewis. Elle met l’accent sur l’ampleur et la portée de la carrière d’une sculptrice qui a franchi plusieurs barrières historiques et artistiques.
Lewis, née à Greenbush, dans l’État de New York, en 1844, est devenue, selon le Georgia Museum of Art, la première sculptrice noire et d’ascendance autochtone mississauga à acquérir une reconnaissance internationale. Elle a commencé sa carrière à Boston en 1863, puis s’est installée à Rome en 1866, où elle a rejoint les principaux sculpteurs américains de sa génération. Le musée présente ce départ comme une étape de la manière dont elle a fait tomber des barrières internationales, raciales et liées au genre, et l’exposition aborde sa carrière à travers cette position pionnière dans la sculpture du XIXe siècle.
Le texte de présentation de l’exposition souligne que l’héritage de Lewis s’est perpétué au sein des communautés noires après sa mort, en 1907, alors même que sa contribution à la sculpture américaine est restée largement méconnue pendant des décennies. Certaines de ses œuvres majeures ont été redécouvertes plus tard, tandis que d’autres demeurent perdues. « Edmonia Lewis: Said in Stone » réunit ce que le musée décrit comme l’ensemble de son œuvre, ainsi que des travaux de ses contemporains et d’artistes ultérieurs qu’elle a influencés, replaçant sa vie et son travail dans leur contexte et soulignant sa maîtrise du marbre.
Les sculptures de Lewis sont décrites dans les documents du musée comme vivantes et naturalistes. Leurs sujets comprennent des abolitionnistes et des réformateurs sociaux, ainsi que des figures liées à l’identité autochtone, à la religion et à la mythologie. La page de l’exposition mentionne notamment « Indian Combat », « Forever Free », « Portrait of a Woman », « Awake », « Hiawatha », « Hagar », « The Old Indian Arrow Maker and His Daughter » et « Portrait Bust of a Contadina » parmi les sculptures présentées de l’artiste. L’image d’en-tête du site du musée montre « Hagar », œuvre en marbre datant de 1875 et conservée au Smithsonian American Art Museum.
Le Georgia Museum of Art indique que l’exposition a été organisée conjointement avec le Peabody Essex Museum. La tournée débute au Peabody Essex Museum, du 14 février au 7 juin 2026, puis se poursuit au Georgia Museum of Art, du 8 août 2026 au 3 janvier 2027, avant de gagner le North Carolina Museum of Art, du 3 avril au 11 juillet 2027. Le musée signale également le soutien de la Terra Foundation for American Art, de la Henry Luce Foundation, de la Wyeth Foundation for American Art et de la Traditional Fine Arts Organization.
La lettre d’information hebdomadaire du musée décrit l’exposition comme ayant été « dix ans en préparation » et indique qu’elle a été qualifiée d’« incontournable » par The Art Newspaper et d’« acte de réappropriation » par Art in America. Parallèlement à la tenue de l’exposition, le Georgia Museum of Art annonce plusieurs programmes publics associés à partir du mois d’août, parmi lesquels une activité pour les tout-petits, un atelier pour adolescents, une journée portes ouvertes pour la communauté, une journée en famille, une réception et des rencontres avec les commissaires. Le musée précise que les visiteurs doivent prévoir une fermeture temporaire de la route à proximité du bâtiment et fournit des indications actualisées pour y accéder par River Road.