Image : Ben Uri Gallery, London
La Ben Uri Gallery de Londres inaugurera le 7 octobre 2026 « The Abbey Art Centre as Postwar Refuge, 1946–56 », une exposition consacrée à l’histoire de l’Abbey Art Centre de New Barnet, colonie artistique cosmopolite fondée en 1946 par William Ohly. L’exposition coïncidera avec la publication de « The Abbey Art Centre in postwar London 1946–1956 », sous la direction de Jane Eckett, Ian McLean et Sheridan Palmer, à paraître cet automne chez Routledge. L’exposition se tiendra jusqu’au 18 décembre 2026 à la Ben Uri Gallery, London NW8 0RH. Les horaires d’ouverture au public sont indiqués comme suit : du mercredi au vendredi, de 10 h à 17 h 30.
Selon la Ben Uri, l’exposition s’intéresse à l’Abbey en tant que refuge d’après-guerre pour les réfugiés juifs apatrides, ainsi que pour des artistes venus d’Australie, de Grande-Bretagne et d’Europe continentale. La galerie décrit le lieu comme un « creuset de créativité » à la lisière nord de Londres, où les artistes ont été confrontés aux bouleversements politiques et culturels de la période d’après-guerre et de la période postcoloniale. Le projet est coréalisé par Simon Pierse, Jane Eckett, Sheridan Palmer et Sarah MacDougall.
L’exposition réunira des peintures, des sculptures, des dessins et des documents d’archives, ainsi que des photographies et des livres connexes. Le communiqué de presse indique que la présentation comprendra des œuvres d’artistes ayant résidé à l’Abbey et d’artistes qui lui étaient associés, témoignant des échanges interculturels de la colonie et des effets de la migration. Parmi les artistes cités figurent le peintre écossais Alan Davie, le sculpteur anglais Peter King, la peintre anglaise Lilian Colbourn, les peintres et graveurs allemands émigrés Marcel Frishman, Margret Kroch-Frishman et William Ohly, les sculptrices Inge King et Gudrun Krüger, ainsi que l’animatrice pionnière Lotte Reiniger.
Parmi les autres personnalités présentées figurent les Autrichiennes Helen Grünwald et Angela Varga, la peintre ukrainienne Stacha Halpern, le constructiviste australien Robert Klippel, ainsi que les peintres James Cant et Mary Webb. L’exposition comprend également un petit nombre d’artistes associés aux Berkeley Galleries, parmi lesquels le moderniste nigérian Ben Enwonwu, le sculpteur allemand Fred Kormis et l’artiste graphique d’origine prussienne Katerina Wilczynski. La Ben Uri indique que l’exposition abordera aussi l’influence de l’art africain et de l’art indigène australien sur les artistes émergents ainsi que sur les peintres-graveurs engagés sur le plan social qui travaillaient dans l’East End londonien.
La Ben Uri affirme que l’exposition s’inscrit dans son principal axe de recherche, consacré à la contribution des réfugiés et des immigrés à la culture visuelle britannique depuis 1900. La galerie a été fondée dans l’East End londonien en 1915 pour soutenir les artistes juifs travaillant en dehors du courant culturel dominant ; son mandat a été élargi en 2002 afin d’inclure les artistes immigrés de première et de deuxième génération, quelles que soient leur nationalité, leur origine ethnique ou leur religion. Cette mission de recherche guide désormais la Ben Uri Research Unit, que la galerie présente comme une ressource consacrée aux contributions juives, réfugiées et immigrées à la culture visuelle britannique.
La liste des œuvres publiée dans le communiqué de presse mentionne également d’autres contributeurs et éléments associés, notamment un sculpteur sur bois du Congo belge, un sculpteur sur bois issu du peuple idoma au Nigeria et Kofi Antubam, aux côtés des artistes représentés dans les sections consacrées à l’Abbey et aux Berkeley Galleries. La Ben Uri indique qu’un lancement de livre et une série d’événements connexes accompagneront l’exposition, qui restera ouverte du 7 octobre au 18 décembre 2026.