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Carcassonne accueillera des « Pop-Up Collections » dans cinq sites patrimoniaux en 2026

Carcassonne accueillera des « Pop-Up Collections » dans cinq sites patrimoniaux en 2026 Image : FRAC Occitanie Montpellier

Carcassonne accueillera les « Pop-Up Collections » du 5 juin au 17 octobre 2026, un parcours d’art contemporain à l’échelle de la ville, déployé dans cinq lieux patrimoniaux. L’exposition est présentée comme une collaboration entre les collections du FRAC Occitanie Montpellier, des Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse et du Musée des beaux-arts de Carcassonne, avec un vernissage prévu le 4 juin à 18 h 30. L’accès aux cinq sites est gratuit.

Le projet se présente comme un dialogue entre des collections régionales plutôt que comme une exposition réunie en un seul lieu. Selon l’annonce du Frac Occitanie Montpellier et l’agenda de la Ville de Carcassonne, l’exposition rassemble photographies, peintures, sculptures et installations au fil d’un parcours traversant le Musée des beaux-arts, le Centre d’art contemporain, la Chapelle des Dominicaines, la Halle aux Grains et la Chapelle du Petit Saint-Gimer. Les institutions décrivent ce parcours comme une invitation à circuler dans la ville et à découvrir des œuvres dans des espaces eux-mêmes façonnés par l’histoire.

Le thème de l’art et de l’histoire est au cœur de l’exposition. Le Frac précise qu’« Art et histoires » en constitue le fil conducteur, à commencer par « Les Emmurés de Carcassonne » de Jean-Paul Laurens, peint en 1879. Cette œuvre, issue de la collection du Musée des beaux-arts, est citée comme l’une des rares pièces de ce fonds à aborder le passé religieux de la ville au Moyen Âge à travers l’épisode de la libération des Albigeois emprisonnés par l’Inquisition. L’exposition met notamment en lumière le geste d’apaisement de Bernard Délicieux, franciscain, envers les habitants de Carcassonne, un détail qui aurait également inspiré l’affiche de l’exposition.

Les commissaires expliquent que l’exposition s’appuie sur ce point de départ pour ouvrir sur une multiplicité de récits au sein de narrations historiques plus vastes. Le texte du Frac indique que les œuvres abordent le conflit, la domination, le déplacement et l’exploitation des ressources, tout en laissant place à des récits plus intimes ancrés dans l’héritage, la mémoire familiale, les pratiques quotidiennes et la solitude. Le texte de l’exposition présente ces œuvres comme un moyen d’éprouver les certitudes et de proposer de nouvelles lectures des événements passés et présents, sans réduire les artistes à une position ou à un message uniques.

La liste des artistes compte plus de 50 noms issus de périodes, d’origines et de nationalités différentes. Parmi les artistes cités dans les documents sources figurent Mathieu Kleyebe Abonnenc, Alighiero e Boetti, Christian Boltanski, Nicolas Daubanes, Esther Ferrer, Alfredo Jaar, Suzanne Lafont, Boris Mikhaïlov, Roméo Mivekannin, Marie Orensanz, Simone Decker, Thomas Tudoux, Xavier Veilhan et Gil J Wolman. Le Frac précise que les œuvres proviennent des collections des trois institutions partenaires et indique que toutes les photographies utilisées pour la documentation de l’exposition sont de Christian Perez.

Chaque site de Carcassonne se voit attribuer une orientation différente. Au Musée des beaux-arts, des œuvres présentées dans les galeries temporaires et au sein des collections permanentes sont mises en relation avec l’histoire de l’art et la mémoire historique. Au Centre d’art contemporain, installé dans l’ancien bâtiment de la Banque de France datant du XIXe siècle, chaque salle est consacrée à un seul artiste afin de favoriser une rencontre plus intime. Dans la Chapelle des Dominicaines, l’œuvre monumentale de Xavier Veilhan fait référence à la statuaire équestre et martiale. À la Halle aux Grains, les silhouettes photoluminescentes de Simone Decker sont présentées comme une alternative à l’exposition habituelle de sculptures monumentales dans l’espace public. La Chapelle du Petit Saint-Gimer réunit des projets scolaires développés par des enseignants de Carcassonne à partir du thème de l’exposition, aux côtés de « Le mérite c’est nous » de Thomas Tudoux, un protocole collectif et cumulatif appelé à être activé au cours de plusieurs rencontres estivales.

Un journal trilingue de l’exposition, en français, anglais et espagnol, accompagnera les visiteurs, avec une conception graphique de Camille Moreau et Fabien Coupas. Le journal retrace le parcours des commissaires et propose de brefs commentaires sur chaque œuvre et chaque artiste. L’exposition est soutenue par la Ville de Carcassonne, la Mairie de Toulouse, la Région Occitanie et le ministère français de la Culture, et se tient jusqu’au 17 octobre 2026 dans les cinq sites de Carcassonne.

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