Image : Alécio de Andrade, Lygia Clark in Paris, 1970. Courtesy of the Estate
L’Institut Giacometti, à Paris, reprend le mercredi 7 octobre 2026 à 18 h 30 son cycle de conférences de l’École des modernités avec une rencontre consacrée aux artistes brésiliens à Paris dans les années 1960. Intitulée « Marins solitaires : Lygia Clark, les Brésiliens de Paris et le cinétisme », la conférence sera donnée en français par l’historien Killian Rauline, agrégé d’histoire et doctorant à l’École normale supérieure. Elle se tiendra au Giacometti Lab, 9, rue Victor-Schoelcher, dans le 14e arrondissement, et sera retransmise en direct sur YouTube. L’entrée est gratuite sur inscription, en présentiel comme en ligne.
Selon la fondation, la conférence examine comment les artistes brésiliens installés à Paris sont passés du statut d’artistes cosmopolites à celui d’exilés. Si les « Latino-Américains de Paris » ont connu un succès considérable dans les années 1960, les « Brésiliens de Paris » n’ont jamais formé un groupe uni par des principes esthétiques communs. Rauline retrace la période allant de l’arrivée de Lygia Clark dans la capitale, en 1964, l’année du coup d’État militaire au Brésil, au bref séjour d’Hélio Oiticica en mai 1969, et s’interroge sur la manière dont le tournant de plus en plus autoritaire du pays a modifié la position de ces artistes.
L’École des modernités invite une fois par mois des historiens de l’art et des commissaires internationaux à apporter un éclairage nouveau sur l’histoire de l’art moderne. De septembre 2026 à juin 2027, l’historienne, critique et commissaire Devika Singh en est la directrice scientifique.