Image : BACKSLASH, Paris
L’exposition ouvre ses portes le samedi 17 octobre 2026, et sa présentation est prévue du 17 octobre au 21 novembre 2026.
Son titre se veut à la fois une déclaration visuelle et sémantique : en insérant le mot « EYE » au cœur de « birthright » (« droit de naissance »), il proclame que la manière dont chaque personne voit constitue son héritage le plus absolu. Dans cette perspective, la vision est célébrée comme un droit de naissance inaliénable, intime et souverain.
À travers ce que l’exposition décrit comme un véritable récit de création, les œuvres mettent en dialogue des figures contemporaines avec des formes sculpturales africaines, élevant ces objets ancestraux au rang de compagnons et de témoins de l’émergence des futurs noirs.
L’exposition revendique également le droit fondamental au plaisir, au repos et à la beauté pour eux-mêmes, en présentant ces conditions sans exiger de justification ni de résistance politique. Elle invite les personnes noires à se réapproprier leurs propres manières de voir et à se réinventer, non pas à travers le regard des autres, mais selon leurs propres visions.
La pratique de l’artiste américain Fahamu Pecou est décrite comme ayant jeté, il y a de nombreuses années, les bases d’un manifeste artistique dans lequel la peinture s’affirme comme un territoire permettant de déconstruire et de reconfigurer les récits dominants entourant l’identité noire. Ce récit situe cette pratique à l’intersection de l’histoire, de la culture populaire et des imaginaires contemporains, en reliant son recours à la peinture à l’examen et à la refonte des récits sur l’identité noire.