Image : Clifton Karhu, Himeji “White Heron” Castle in Himeji, dated 1978. Woodblock print; ink and colors on paper. Gift of Mr. and Mrs. Mike Marcus, 1995.018.030
Le Morikami Museum and Japanese Gardens de Delray Beach, en Floride, présente « Clifton Karhu: An American in Kyoto » du vendredi 18 septembre 2026 au dimanche 17 janvier 2027. Entièrement composée à partir des collections du musée, l’exposition réunit des estampes sur bois, des céramiques et des œuvres en pierre de l’artiste.
Karhu (1927–2007) est né à Duluth, dans le Minnesota. Après avoir servi dans l’armée américaine, notamment pendant deux ans sur la base navale de Sasebo, à Kyūshū, il est retourné au Japon des années plus tard en tant que missionnaire. Désillusionné par cette fonction, il s’est rapidement remis à étudier l’art.
Il est devenu le premier artiste non japonais admis comme membre de la Japan Print Association, et son œuvre apporte un éclairage particulier sur le sosaku, le mouvement de l’estampe créative dans le Japon moderne. Karhu était également respecté comme joueur de shakuhachi, la flûte japonaise en bambou, et avait pris l’habitude de porter un kimono chaque jour.
Le musée articule l’exposition autour de la contribution d’un Américain qui a vécu et travaillé au Japon et qui, selon son récit, a enrichi l’art américain en y introduisant des techniques et des points de vue issus de la culture japonaise.
Le musée illustre l’exposition avec deux estampes issues de ses collections. « Himeji 'White Heron' Castle in Himeji », datée de 1978, et « Watanabe Geisha Residence in Kyoto », datée de 1980, sont toutes deux des estampes sur bois à l’encre et en couleurs sur papier de l’ère Shōwa, offertes au musée par M. et Mme Mike Marcus.
Les autres expositions présentées cette saison au Morikami comprennent « Dancing Brush: The Art of Calligraphy », visible jusqu’au 16 novembre 2026, et « Mending Cracks in Time: Kintsugi Art of Naoko Fukumaru », qui ouvre le 17 octobre 2026 et se poursuit jusqu’au 28 février 2027. L’exposition consacrée au kintsugi s’intéresse à la technique japonaise consistant à réparer les céramiques brisées avec de la laque et de l’or, envisagée comme une métaphore de l’acceptation des dommages, du changement et de l’imperfection.