Image : Brooklyn Museum, New York
Le Brooklyn Museum inaugure le 2 octobre 2026 l’exposition « Hopi Kachina Dolls: Blessings for a Balanced World », une présentation que le musée décrit comme la première à aborder la tradition des poupées katsina hopi du point de vue des personnes qui les reçoivent, plutôt que de celles qui les sculptent. Installée au quatrième étage, dans l’Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art, elle sera visible jusqu’au 27 juin 2027 ; l’entrée est comprise dans le billet général.
Les poupées katsina, ou tithu, représentent les Katsinam, des esprits qui, selon le musée, apportent une humidité indispensable et maintiennent l’équilibre du monde pour les Hopis, un peuple autochtone du nord-est aride de l’Arizona. Les figures sont taillées dans du peuplier de Virginie et peintes selon un style caractéristique ; elles sont principalement offertes aux jeunes filles et aux femmes hopies par les Katsinam eux-mêmes.
Cinquante-trois poupées provenant des collections d’art autochtone du musée prennent place au sein d’un ensemble plus vaste de plus de 120 œuvres. Le parcours suit les différentes étapes de la vie d’une femme hopie : une petite fille reçoit d’abord une figure plate et sobre, tandis que les tithu qui lui sont ensuite remis sont plus élaborés et étroitement liés à la prière ainsi qu’à la participation aux danses sociales. Paniers, bijoux et céramiques élargissent le récit à d’autres aspects de la création des femmes hopies, notamment des pièces produites au fil des générations pour les membres de la communauté, les visiteurs et les collectionneurs. Des entretiens récemment filmés permettent à plusieurs des artistes participantes d’exprimer avec leurs propres mots leur engagement envers la culture hopie.
L’exposition a été conçue par la commissaire invitée Colleen Lucero, directrice générale du Hopivewat Learning Center, avec Nancy Rosoff, conservatrice principale Andrew W. Mellon des Arts des Amériques au musée, et Dare Turner, conservatrice de l’art autochtone, en collaboration avec Grace Billingslea, ancienne assistante curatoriale au département des Arts des Amériques. Le musée cite le Hopi Cultural Preservation Office ainsi que de nombreux membres de la communauté hopie parmi les défenseurs et les principaux contributeurs du projet.
Un catalogue illustré accompagne l’exposition. Il réunit des textes de Lucero, Rosoff et Turner, ainsi que de Kelley Hays-Gilpin et Diane Dittemore, et des entretiens avec des artistes et des responsables culturels hopis. Le musée a également programmé une rencontre d’une journée, qui reprend le sous-titre de l’exposition, le 3 octobre, de 11 heures à 17 heures. Le financement principal est assuré par la Henry Luce Foundation, avec le soutien complémentaire du National Endowment for the Humanities, du National Endowment for the Arts et de plusieurs donateurs et fondations privés.