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« Common Sense » associe les écrits de Thomas Paine à neuf œuvres contemporaines

« Common Sense » associe les écrits de Thomas Paine à neuf œuvres contemporaines Image : Paul Ramírez Jonas, The Commons, 2011. Cork, pushpins, paper, wood, and metal armature. Brooklyn Museum, Gift of The John & Melissa Ceriale Family Foundation and Leo Koenig. © Paul Ramírez Jonas. Photo: Brooklyn Museum

« Common Sense », l’exposition du Brooklyn Museum qui présente les pamphlets révolutionnaires de Thomas Paine aux côtés d’œuvres d’art contemporain, entre dans son dernier mois et fermera ses portes le 8 novembre 2026. Installée dans la cour Beaux-Arts, au troisième étage du musée, l’exposition est visible depuis le 1er mai dans le cadre de « Drawing America: US@250 », une saison d’installations, de programmes et de partenariats marquant les 250 ans de la signature de la Déclaration d’indépendance.

Deux textes de Paine, « Common Sense » (1776) et « The American Crisis » (1776–83), en constituent le cœur. Le musée présente Paine, homme d’État, abolitionniste et philosophe, comme l’écrivain qui a défendu l’indépendance au début de la Révolution américaine, et soutient que ses mots ont élargi l’idée que les colons se faisaient de ce que pourrait être leur futur pays. L’exposition établit un parallèle avec le présent : en cette période de profondes divisions, suggère-t-elle, l’art contemporain peut apporter le type d’espoir et d’élan que l’écriture de Paine avait autrefois suscité, dans la poursuite de son appel « à recommencer le monde ».

Neuf œuvres contemporaines répondent aux textes en trois groupes. Paul Ramírez Jonas, Charles Gaines et Jason Kao Hwang s’intéressent à la communauté et à la musique comme supports de la vie démocratique ; Ramírez Jonas est représenté par « The Commons » (2011), une œuvre en liège, punaises, papier, bois et métal. Un deuxième groupe revisite l’histoire américaine dans ses conflits et ses avancées, avec le collage de Joyce Kozloff « Sing-Along American History: War and Race » (2004), le livre pop-up de Kara Walker « Freedom, A Fable » (1997), l’estampe numérique de Hank Willis Thomas « Once Upon a Time in America There Were No Slaves » (2001/2006) et une œuvre d’Öyvind Fahlström. Enfin, de nouvelles commandes fondées sur le texte, réalisées par Donald Moffett et Maynard Monrow, empruntent les outils du graphisme pour affirmer, selon les mots du musée, que le pouvoir est entre nos mains.

L’exposition est organisée par Catherine Morris, directrice du département et Sackler Senior Curator au Elizabeth A. Sackler Center for Feminist Art, et Kimberli Gant, conservatrice de l’art moderne et contemporain. Avant sa clôture, le musée organise une rencontre d’une journée, « In Pursuit of Life, Liberty, and Happiness », le 23 octobre. Les visiteurs pourront prolonger la saison avec « Donald Moffett: IMPEACH », visible jusqu’au 11 avril 2027.

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