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Le musée Fabre réunit deux académies de jeunesse de Jacques-Louis David pour une présentation estivale

Le musée Fabre réunit deux académies de jeunesse de Jacques-Louis David pour une présentation estivale Image : Musée Fabre, Montpellier

Le musée Fabre de Montpellier présente cet été deux études académiques de jeunesse de Jacques-Louis David dans un accrochage qui réunit l’« Hector » du musée et l’« Académie d’homme dite Patrocle » du musée Thomas-Henry de Cherbourg-en-Cotentin. Cette présentation fait suite à un échange entre les deux institutions : le musée Thomas-Henry a prêté le « Patrocle » en échange du départ de « L’Ange déchu » pour son exposition « L’Ange de la révolte. Satan dans les arts au XIXe siècle ».

Selon le musée Fabre, les deux tableaux datent de la période où David était pensionnaire à l’Académie de France à Rome, où il séjourna de 1775 à 1780 après avoir remporté le Grand Prix de l’Académie en 1774. Comme les autres jeunes artistes à Rome, il devait envoyer chaque année une œuvre à Paris afin de témoigner de ses progrès ; ces études académiques du nu masculin étaient destinées à montrer sa maîtrise de l’anatomie et du dessin.

Peint en 1778, « Hector » témoigne, selon le musée, de l’importance de l’influence caravagesque à travers sa palette chaude et son clair-obscur marqué. Exécutée deux ans plus tard, l’« Académie d’homme dite Patrocle » est mise en relation avec la sculpture antique du Gaulois mourant conservée aux Musées du Capitole à Rome. Elle est présentée comme une œuvre plus aboutie, au dessin plus ferme et au jeu de lumière et d’ombre plus sophistiqué. Le musée Fabre estime que la comparaison montre un style de David devenant plus assuré et plus mûr.

Le musée inscrit également ce rapprochement dans les débuts de la carrière de David, avant qu’il ne devienne une figure déterminante de la peinture révolutionnaire et du Premier Empire. Le texte en ligne précise que ces œuvres appartiennent à sa formation romaine, période durant laquelle il assimilait l’art antique et l’œuvre des maîtres anciens sous la direction de Joseph-Marie Vien. La présentation rappelle aussi l’influence de l’artiste sur François-Xavier Fabre, l’un de ses élèves et une figure importante de l’histoire du musée.

Les deux académies sont présentées ensemble à Montpellier dans ce que le musée Fabre qualifie d’accrochage estival inédit. Le musée indique qu’elles seront réunies dans la salle 22 pendant tout l’été, permettant aux visiteurs de voir les deux études côte à côte dans les galeries.

La lettre d’information du musée situe également ces œuvres dans le cadre d’un programme estival plus vaste comprenant d’autres expositions et des activités guidées, mais la présentation consacrée à David constitue un prêt ciblé à part entière. Selon les termes du musée, ce rapprochement offre l’occasion de découvrir dans une même salle deux études romaines formatrices de Jacques-Louis David.

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