La Peter Blum Gallery présentera « Ergosphere », une exposition personnelle de nouvelles peintures de l’artiste Paul Fägerskiöld, établi à Stockholm, du 9 septembre au 31 octobre 2026. L’exposition occupera l’espace de la galerie situé au 176 Grand Street, à New York, avec une réception en présence de l’artiste prévue le 9 septembre, de 18 h à 20 h.
Cette présentation est la quatrième exposition personnelle de Fägerskiöld avec la Peter Blum Gallery. Son titre fait référence à l’ergosphère, la région entourant un trou noir en rotation où l’espace-temps est entraîné avec une telle intensité qu’il devient impossible de rester immobile physiquement. L’architecture en demi-spirale de la galerie participe à la structure de l’exposition, transformant la succession de ses salles en ce que la galerie décrit comme une orbite gravitationnelle.
« Ergosphere » réunit deux ensembles d’œuvres. Le premier prolonge les peintures antérieures de l’artiste, « Starry Night », en déplaçant leur centre d’intérêt du temps vers l’espace. Ces œuvres représentent des régions cosmiques telles qu’elles sont vues depuis le système solaire plutôt que depuis la Terre, avec des sources gravitationnelles invisibles placées en leur centre. Leurs compositions excluent l’horizon, laissant apparaître des zones de lin brut en haut et en bas du cadre.
L’exposition s’ouvre sur une petite peinture bleue représentant le trou noir le plus proche observé depuis New York. L’œuvre sert de point de référence terrestre avant que les peintures ne s’éloignent des systèmes conventionnels d’orientation, notamment la gravité, l’échelle naturelle et la ligne d’horizon. Dans des œuvres apparentées, Fägerskiöld emploie des couleurs plus vives et non naturalistes, et construit les surfaces par couches successives d’acrylique et d’huile. Les toiles sont tournées au cours du processus, de sorte que des coups de pinceau opposés s’accumulent sur la surface avant que l’orientation finale ne soit établie.
Le second groupe de peintures est dépourvu de cadre et réalisé sur du lin teinté. Leurs motifs circulaires, brillants et transparents, sont créés par l’application répétée de couches d’apprêt, chacune contenant une petite quantité de peinture transparente, tandis que le tissage du lin demeure visible. L’imagerie se concentre sur le cercle, la sphère et l’arbre. Les sphères et les cercles apparaissent à travers des lignes qui se croisent et les font osciller entre formes planes et volumes ; le motif de l’arbre relie les questions du temps et de la transformation aux diagrammes astronomiques des trajectoires planétaires et aux configurations de la croissance des feuilles.
La description de la galerie met en relation les deux ensembles d’œuvres avec le principe holographique, une théorie cosmologique selon laquelle les informations contenues dans un système tridimensionnel peuvent être encodées sur sa frontière bidimensionnelle. Fägerskiöld rattache ce concept à la condition matérielle propre à la peinture : une surface plane capable de suggérer une profondeur immense. Les œuvres prolongent également son étude de l’échelle et du mouvement dimensionnel, en utilisant la peinture pour mettre à l’épreuve la manière dont des structures cosmiques pourraient être transposées sur un plan bidimensionnel.
Né à Stockholm en 1982, Fägerskiöld vit et travaille dans la capitale suédoise. Il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Vienne et au Royal Institute of Art de Stockholm. Ses expositions personnelles dans des musées comprennent des présentations au Kunstmuseum Thun, au Borås Art Museum, au Jönköping County Museum, à la Moderna Museet Malmö et à Bonniers Konsthall. « Ergosphere » restera visible à la Peter Blum Gallery jusqu’au 31 octobre 2026.