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Le cinéma du Barbican retrace la carrière de William Greaves avec la rétrospective « I Am Furious Black »

Le cinéma du Barbican retrace la carrière de William Greaves avec la rétrospective « I Am Furious Black » Image : Barbican Centre, London

Le Barbican présentera « I Am Furious Black: The Films of William Greaves », une rétrospective qui se tiendra au Barbican Cinema, à Londres, du mercredi 21 octobre au samedi 28 novembre 2026. Le programme réunit des films de William Greaves, cinéaste, producteur et militant dont l’œuvre, selon le Barbican, a défié les barrières raciales et artistiques tout au long du XXe siècle.

Selon le Barbican, cette saison parcourt la carrière de Greaves aux XXe et XXIe siècles et s’intéresse à l’étendue de sa production dans les domaines de la fiction, du documentaire et du cinéma expérimental. L’institution affirme que ses films ont instruit le public tout en remettant en cause le statu quo, et que la rétrospective entend célébrer son influence durable. Le programme s’articule autour d’une formule tirée d’un article que Greaves a écrit pour le New York Times à l’été 1970 : « I am Furious Black ».

La biographie de Greaves telle que la présente le Barbican le situe au cœur de la production culturelle noire aux États-Unis. Né à Harlem en 1926, il a débuté comme danseur, auteur-compositeur et acteur avant de se tourner vers la production et la réalisation. Le Barbican rappelle qu’il a travaillé avec l’American Negro Theatre aux côtés de Sidney Poitier, Harry Belafonte et Ruby Dee, qu’il s’est produit à Broadway dans « Finian’s Rainbow » et « Lost in the Stars », et qu’il a joué dans des « race films » indépendants à distribution noire, notamment « Miracle in Harlem », « The Fight Never Ends » et « Souls of Sin », ainsi que dans le film hollywoodien « Lost Boundaries ».

La rétrospective met également en lumière le passage de Greaves derrière la caméra, après qu’il eut été exaspéré par la limitation des rôles proposés aux acteurs noirs et par les stéréotypes raciaux du cinéma américain. Il a quitté les États-Unis en 1952 pour rejoindre l’Office national du film du Canada, avant de revenir en 1963, alors que le mouvement des droits civiques transformait le pays. Le Barbican décrit ses œuvres ultérieures comme résolument consacrées à documenter les expériences et les histoires noires, et indique qu’il est devenu producteur exécutif de « Black Journal » de 1968 à 1970, contribuant à élargir les possibilités offertes aux cinéastes émergents tout en abordant des questions touchant l’ensemble des États-Unis, l’Afrique et les Caraïbes.

Plusieurs films programmés au cours de la saison témoignent de l’ampleur de l’approche de Greaves. La sélection comprend « Symbiopsychotaxiplasm: Take One », œuvre de 1968 mêlant documentaire et fiction, depuis reconnue comme un jalon du cinéma expérimental ; « The Fight », son documentaire sur le combat de Muhammad Ali contre Joe Frazier ; et « Once Upon a Time in Harlem », projet inachevé tourné en 1972 et achevé par sa famille après sa mort. Les descriptions des événements du Barbican mentionnent également des programmes consacrés à des courts métrages réalisés de 1959 à 1974 et de 1981 à 1988, ainsi que des projections liées à des figures telles que Booker T. Washington et Ida B. Wells.

Le Barbican présente la rétrospective comme une exploration de la mission durable de Greaves : utiliser le cinéma pour affronter le racisme systémique, l’effacement historique et les représentations déformées des communautés noires. « I Am Furious Black » se tiendra au Barbican Cinema, avec des projections prévues du 21 octobre au 28 novembre 2026.

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