Image : Ben Uri Gallery, London
Ben Uri a dévoilé un programme pour septembre qui associe une exposition à voir absolument avant sa clôture, un colloque d’une journée et une vente destinée à lever des fonds, tout en mettant également en lumière une présentation consacrée à Boris Lurie plus tard dans le mois. L’e-mail de la galerie indique que les annonces de la semaine se veulent un « festin d’art, de culture et de récits de vie fascinants », et attire l’attention sur plusieurs dates au cours des prochaines semaines.
La première de ces dates est le 4 septembre, date à laquelle la galerie signale le dernier jour de « Disruptors ». L’e-mail ne fournit pas davantage de détails sur l’exposition, mais présente cette journée de clôture comme un rendez-vous à ne pas manquer. Ben Uri, dont les documents publics établissent fréquemment un lien entre l’art, les migrations et l’histoire culturelle, utilise cette lettre d’information pour orienter les lecteurs vers des œuvres et des programmes qui reflètent cette vocation plus large.
Un deuxième événement aura lieu le 9 septembre à St John’s Waterloo, où Ben Uri participe à « A Tonic to the Nation: Immigrant Contribution to the Festival of Britain ». Le programme est annoncé de 9 h 15 à 20 h 15 et est présenté comme une journée entière de manifestations, comprenant un colloque auquel Rachel Dickson et Sarah MacDougall, de Ben Uri, prendront part. L’e-mail précise que les réservations se font via Eventbrite. La manière dont l’institution présente l’événement témoigne de son intérêt constant pour la contribution des immigrés à la vie culturelle britannique, un thème qui traverse une grande partie de ses travaux de recherche et de ses activités liées aux collections.
Le 16 septembre à 18 h 30, Ben Uri organisera une visite privée à l’occasion d’une « Selling show » d’œuvres données, destinée à recueillir des fonds pour le Research Unit. L’e-mail précise que la vente vise à soutenir la recherche et invite les personnes intéressées à acquérir une œuvre ou à se renseigner par e-mail à l’adresse donatedartsales@benuri.org. Il demande également à celles et ceux qui souhaiteraient proposer des œuvres similaires à la vente de contacter admin@benuri.org en indiquant en objet « Gift Offer of Art ». Parmi les œuvres mentionnées dans le message figure « Artist's Palette » de Maurice Blond, une huile sur panneau de 37,5 x 45 cm, encadrée et prête à être accrochée, signée et proposée au prix de £850.
Cette vente destinée à lever des fonds est distincte d’un autre événement annoncé pour le 23 septembre à 18 h 30, date à laquelle Ben Uri dit avoir l’honneur de présenter « Boris Lurie: Ever the Radical » à Oxo Tower Gallery, sur la South Bank, en association avec la Boris Lurie Foundation de New York. L’e-mail ajoute une formule promotionnelle appuyée, qualifiant l’exposition d’« exposition de l’année sur la South Bank », sans toutefois fournir d’autres détails curatoriaux ou relatifs à l’exposition. La lettre d’information précise que de plus amples informations seront communiquées dans les prochaines semaines.
Le même e-mail met également Clare Winsten à l’honneur en tant qu’« ARTISTE DE LA SEMAINE » le 10 août, en proposant aux lecteurs un aperçu concis de la peintre et sculptrice. Née Clara Birnberg en Roumanie de parents juifs originaires de Galicie, Winsten est ensuite arrivée en Angleterre avec sa famille vers 1902. Le texte de Ben Uri l’inscrit dans le cercle des garçons de Whitechapel, lié à la communauté juive de l’East End, et mentionne ses contemporains de la Slade School, David Bomberg et Isaac Rosenberg. Il rappelle également sa participation à la section juive de l’exposition « Twentieth-Century Art: A Review of Modern Movements », présentée en 1914 à la Whitechapel Art Gallery et coréalisée par Bomberg et Jacob Epstein.
Parallèlement à Winsten, les temps forts de la lettre d’information, présentés semaine après semaine, orientent les visiteurs vers une exposition virtuelle consacrée à Jacob Kramer, une œuvre d’Aithan Shapira, un podcast sur Leon Kossoff, un essai sur Isaac Rosenberg et un portrait de Hans Feibusch. Le message central de l’e-mail reste toutefois la série de rendez-vous de septembre désormais programmés à Ben Uri et dans ses institutions partenaires, à commencer par le dernier jour de « Disruptors », le 4 septembre, et jusqu’à la présentation de « Boris Lurie: Ever the Radical » sur la South Bank, le 23 septembre.