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La collection du Musée d’Art moderne de Buenos Aires exposée au Parque de la Memoria dans une exposition consacrée à l’art et à la dictature

La collection du Musée d’Art moderne de Buenos Aires exposée au Parque de la Memoria dans une exposition consacrée à l’art et à la dictature Image : Buenos Aires Museum of Modern Art

Une importante sélection d’œuvres de la collection du Musée d’Art moderne de Buenos Aires est présentée au Parque de la Memoria, à Buenos Aires, dans le cadre d’une exposition marquant les 50 ans de la dernière dictature militaire argentine. Intitulée « La memoria de la colección: El Moderno en el Parque » et présentée sous le titre « El Moderno en el Parque: Producir en medio del horror », l’exposition rassemble plus de 70 œuvres de 40 artistes et sera visible jusqu’au 12 octobre.

Selon les sources, le projet réunit principalement des œuvres réalisées pendant la période de la dictature, tout en couvrant une période allant des années 1960 au retour de la démocratie. L’exposition est organisée par Nicolás Cuello et Cecilia Nisembaum et s’articule autour des relations entre art et politique, en accordant une attention particulière à la mémoire et au traumatisme. Le récit publié par le journal décrit l’exposition comme un parcours lucide et sensible, qui nourrit le débat contemporain à partir de la collection publique du musée.

L’exposition a été conçue en collaboration par le Parque de la Memoria et le Musée d’Art moderne. Les sources indiquent que Florencia Battiti, directrice du Parque de la Memoria, a proposé l’idée à Victoria Noorthoorn, directrice du musée, et que le projet est devenu une initiative conjointe. Battiti déclare que la commémoration du 50e anniversaire du coup d’État constitue un moment particulièrement important pour le Parque de la Memoria et que présenter des œuvres de la collection du Moderno sur ce site lui a semblé particulièrement approprié.

L’installation est organisée en cinq sections, ou noyaux, qui s’appuient sur les œuvres sélectionnées pour élaborer un propos curatorial sur la manière dont les artistes ont réagi à la violence, à la censure et aux conflits politiques. La première section comprend « Crucifixión » (1983) de Norberto Gómez, ainsi que des peintures des années 1960 de Carlos Gorriarena, Rómulo Macció et Ricardo Carreira. « Lo que vendrá » (1972) de Diana Dowek figure également dans cette première section, tandis que « Tensiones » (1979) de Carlos Langone et « Atrapados » (1976) d’Enio Iommi sont mises en regard comme des exemples de réponses matériellement inventives à cette période.

Plusieurs œuvres d’Alberto Heredia, dont la série « Ricky y el pájaro » (1976), sont présentées dans l’exposition comme une allégorie de la persécution politique et idéologique. Les sources soulignent également la première présentation intégrale de l’installation « Algunos oficios » (1976) de Víctor Grippo, montrée face à des œuvres de Ricardo Carpani et de Juana Elena Diz, tous deux associés au groupe de muralistes Espartaco. Des photographies de Sara Facio datant de 1974, consacrées à la jeunesse militante, sont également incluses.

D’autres sections traversent les expérimentations post-dictature et le retour de la démocratie, en accordant une attention particulière à des artistes femmes telles qu’Elda Cerrato, Paulina Berlatzky, Juana Butler, Josefina Quesada et Josefina Mazzaglia. L’exposition comprend également des œuvres de Juan Carlos Romero, Mirtha Dermisache, León Ferrari, Marie Orensanz et Oscar Bony, ainsi que trois grandes photographies en noir et blanc retouchées de Marcelo Brodsky, qui, selon les sources, mettent en relation les mouvements argentins de défense des droits humains et le mouvement américain des droits civiques. L’exposition est visible au Parque de la Memoria, Av. Costanera Norte Rafael Obligado 6745, du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h. L’entrée est gratuite.

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