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Getty met en lumière les carnets de Simone Forti comme une œuvre d’art à part entière

Getty met en lumière les carnets de Simone Forti comme une œuvre d’art à part entière Image : Getty Villa, Los Angeles

Getty a publié un nouvel article consacré à Simone Forti, qui place les carnets de l’artiste au centre de sa longue carrière et présente les archives comme un ensemble d’œuvres que l’on peut désormais lire non plus comme une simple documentation, mais comme de l’art à part entière. Intitulé « The Body on the Page », l’article a été écrit par Sam Sweet et publié le 25 mars 2026.

Le Getty Research Institute conserve les archives de Forti, qui, selon l’article, documentent près de sept décennies d’activité artistique. Née en 1935, Forti y est présentée comme une figure singulière de l’art américain, dont la pratique s’étend à la danse, à la chorégraphie, à l’écriture, à la vidéo, à la sculpture, à la musique et aux hologrammes. L’article de Getty présente les carnets comme une scène privée où s’élabore la création, précisant qu’ils contiennent des entrées de journal, des croquis, des notes d’atelier, des gribouillages et des écrits en flux de conscience datant des années 1950 aux années 2010.

Au cœur de l’article se trouve « Open Gardenia », un atelier de danse libre que Forti a imaginé après son retour à Los Angeles depuis New York, à l’automne 1970. Selon Getty, l’atelier a duré un peu plus d’un an et a été vu par moins de deux douzaines de personnes, mais il a marqué une avancée majeure dans l’évolution artistique de Forti. L’article le décrit comme une tentative de dissoudre les frontières entre danseurs et musiciens et d’encourager l’improvisation collective, Forti écrivant qu’elle voulait retrouver le chemin qui la ramènerait à « un état de danse ».

L’article de Getty insiste particulièrement sur la manière dont les carnets consignent cette transformation en temps réel. Les pages de Forti contiennent des réflexions sur les rêves, les chansons, les mouvements des animaux, les obsessions amoureuses, la poésie, les finances quotidiennes, des numéros de téléphone, des brouillons de lettres, des hexagrammes du Yi Jing, des vœux, des affirmations et des visions de nouvelles œuvres. L’article reproduit également des extraits de carnets dans lesquels Forti décrit une succession de pratiques : se préparer et s’accorder par la discipline, puis s’exposer à travers l’errance, l’écoute et le regard, avant d’agir dans la foi et de laisser « la voie » se révéler.

Les archives, écrit Getty, rendent visible une période durant laquelle Forti redéfinissait son rapport au mouvement et à sa propre identité. L’article note qu’après son divorce avec l’artiste Robert Whitman, et après un premier mariage avec le sculpteur Robert Morris, Forti a repris son nom de naissance dans sa vie professionnelle. Il situe également son retour à Los Angeles dans le contexte de son histoire familiale, précisant que ses parents avaient fui l’Italie pour échapper au fascisme lorsqu’elle avait 3 ans, avant de s’installer plus tard dans l’ouest de Los Angeles.

L’article relie en outre le travail de Forti à Los Angeles à ses collaborations et à son environnement d’enseignement au début des années 1970, notamment à sa période passée avec Alison Knowles, Peter Van Riper et Nam June Paik à Los Feliz, ainsi qu’à ses liens avec CalArts. Getty note également que la collaboration de Forti avec Charlemagne Palestine a contribué à faire vivre l’esprit improvisé d’« Open Gardenia » à travers la pièce « Illuminations », que Forti et Palestine ont interprétée par intermittence au cours des cinq décennies suivantes.

Getty conclut l’article en orientant les lecteurs vers les archives Simone Forti conservées au Getty Research Institute, soulignant le rôle de l’institution dans la préservation et la mise à disposition d’un fonds qui s’étend des premiers carnets aux réflexions ultérieures. L’article présente les carnets comme une forme à travers laquelle Forti a traité l’inscription elle-même comme un mouvement, un équilibre et une réorientation, ainsi que comme le témoignage de l’évolution de la pratique de l’artiste au fil des décennies.

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