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Les « Disruptors » de Ben Uri attirent l’attention sur les artistes migrants et réfugiés dans l’art britannique

Les « Disruptors » de Ben Uri attirent l’attention sur les artistes migrants et réfugiés dans l’art britannique Image : Ben Uri Gallery, London

La galerie Ben Uri indique que son exposition « Disruptors » suscite un accueil positif, les visiteurs continuant d’affluer tandis que le bouche-à-oreille et la publicité de la galerie dans le Times Literary Supplement contribuent à stimuler la fréquentation. L’institution londonienne présente cette exposition comme s’inscrivant dans sa mission de longue date : recenser et mettre en lumière la contribution des artistes juifs, réfugiés et, plus largement, immigrés à la culture visuelle britannique depuis 1900.

L’exposition s’inscrit pleinement dans l’identité de Ben Uri, à la fois musée et galerie dont les activités reposent sur la recherche, installé au 108a Boundary Road, à St John’s Wood. Sur son site internet, l’institution se décrit comme un centre de recherche numérique et un musée pionniers, tandis que son unité de recherche propose d’importantes ressources en ligne, des essais, des catalogues, des notices consacrées aux artistes et des documents d’archives liés aux migrations et à l’art britannique. Ce contexte confère à « Disruptors » une portée qui dépasse celle d’une simple exposition : elle témoigne d’un axe institutionnel solidement établi, consacré à la manière dont les artistes déplacés et migrants ont façonné l’histoire de l’art du pays.

Selon la lettre d’information hebdomadaire de Ben Uri, « Disruptors » met en avant la contribution des artistes migrants et réfugiés à l’art britannique et reçoit un accueil favorable de la part des visiteurs. La galerie se présente également comme un lieu où l’on peut s’attarder, soulignant que son bâtiment entièrement climatisé est « l’endroit le plus frais de la ville » lorsqu’il fait chaud. Le même message encourage les visiteurs à consacrer davantage de temps à la collection de la galerie et à sa bibliothèque d’art, qui compte, selon Ben Uri, plus de 2 000 ouvrages.

Cet accent mis sur la recherche et l’accès est au cœur du programme plus large de Ben Uri. L’institution affirme vouloir célébrer, étudier et consigner la contribution, d’une grande diversité, des artistes juifs, réfugiés et immigrés à la culture visuelle britannique ; ses plateformes en ligne proposent notamment des expositions, des notices de collection, des essais, des mémoires, des podcasts et des contenus vidéo. Les pages consacrées à la collection de la galerie la décrivent comme l’un des ensembles les plus complets d’œuvres d’artistes immigrés au Royaume-Uni et dans le secteur muséal international, avec un champ d’action élargi en 2001 aux artistes immigrés de toutes origines ethniques et religieuses ayant contribué à enrichir la culture britannique.

L’exposition « Disruptors » importe donc non seulement en tant qu’événement actuel, mais aussi comme élément d’une tentative plus vaste de renouveler le récit de l’histoire de l’art. Les supports de communication de Ben Uri destinés au public soulignent à maintes reprises la place centrale des migrations, de l’exil et de la diaspora, tandis que ses archives en ligne comprennent des travaux universitaires approfondis sur des artistes dont l’œuvre a souvent été étudiée, dans le contexte britannique, à travers ces prismes. En ce sens, l’accueil positif réservé à « Disruptors » semble témoigner de l’intérêt du public pour des expositions qui mettent en relation la création artistique et les histoires du déplacement et de la transformation culturelle.

La note hebdomadaire de la galerie oriente également les visiteurs vers une programmation et des ressources connexes, notamment une conférence Zoom donnée le vendredi soir par la Dre Anne-Grit Becker, intitulée « The World as a Migrant Microdot », ainsi que vers la vaste bibliothèque de recherche de l’institution, riche en essais et en catalogues. Bien que la liste complète des œuvres de l’exposition ne soit pas fournie dans les documents sources, le cadre institutionnel est clair : « Disruptors » est présentée comme une occasion de découvrir l’art d’artistes migrants et réfugiés dans un lieu qui conjugue commissariat d’exposition, recherche et accès du public.

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