Image : Dunedin Public Art Gallery, London
La Dunedin Public Art Gallery attire l’attention sur une peinture de Walter Sickert datant de la fin de sa carrière et conservée dans ses collections, dans le cadre de son exposition ‘Te Ahikāroa — Artists & Stories of Dunedin Public Art Gallery’. L’œuvre, ‘Peggy Ashcroft and Valerie Tudor in ‘She Stoops to Conquer’’ (1932-33), a été acquise par la galerie en 1956 et est présentée comme un exemple de la manière dont la collection relie les œuvres à des histoires plus larges de création, de performance et de présentation.
La lettre d’information de la galerie décrit Sickert comme un artiste ayant joué un rôle déterminant dans l’avènement du modernisme britannique. Né à Munich en 1860, il s’installe en Angleterre avec sa famille à l’âge de huit ans. D’après les sources, il se serait d’abord tourné vers le théâtre avant de se consacrer à la peinture, un parcours qui semble entrer fortement en résonance avec les sujets auxquels il est revenu tout au long de sa carrière : music-halls, acteurs et publics. La peinture évoquée ici est l’une des plusieurs œuvres consacrées à l’actrice Peggy Ashcroft dans son rôle de Kate Hardcastle, au cours de la saison 1932-33 de la comédie d’Oliver Goldsmith ‘She Stoops to Conquer’, au Old Vic de Londres.
Selon la galerie, Sickert assistait souvent à ces représentations avec un photographe qui réalisait des images de scène dont il se servait ensuite comme source d’inspiration pour ses peintures. Cette pratique situe l’œuvre à l’intersection de l’observation, du théâtre et de l’image médiatisée, tout en soulignant l’intérêt de longue date de l’artiste pour des sujets saisis au cœur de l’action plutôt que disposés dans une pose statique. La lettre d’information présente Ashcroft comme une sorte de muse de la fin de la carrière de Sickert, sans développer davantage cette relation.
Sur le plan formel, la peinture est décrite comme novatrice pour son époque. La galerie souligne la touche libre et une palette sobre de bleus, de bruns et de blancs, Ashcroft et Valerie Tudor étant saisies en plein dialogue et « blanchies » par les projecteurs sur un fond bleu profond. Selon l’institution, l’œuvre témoigne de la capacité de Sickert à représenter des figures en mouvement et à traduire dans la peinture l’intensité d’un instant théâtral.
‘Te Ahikāroa — Artists & Stories of Dunedin Public Art Gallery’ se tient du 28 March 2026 au 30 June 2027. L’exposition présente des œuvres issues de la collection de la galerie et retrace les histoires rassemblées depuis la première présentation de la collection en 1884. La galerie indique que le projet célèbre l’art et les artistes, les parcours qui ont conduit les œuvres jusqu’à Ōtepoti Dunedin, ainsi que les relations qui émergent lorsque l’art, les idées et les personnes se rencontrent.
L’exposition situe également la collection dans l’histoire institutionnelle de la galerie. Sa présentation précise que Te Ahikāroa rend hommage au mana whenua dans son espace d’ouverture à travers la photographie, la sculpture, la poésie et le waiata, avant de se déployer dans des salles où des œuvres couvrant des siècles, des cultures et des territoires révèlent l’ampleur de la collection. Dans ce cadre, la peinture de Sickert côtoie des œuvres d’artistes d’Aotearoa Nouvelle-Zélande et d’ailleurs, parmi lesquelles des pièces historiques et contemporaines, au sein d’un récit plus vaste consacré aux arrivées, aux départs, aux nouvelles fondations et aux relations.
L’article de la lettre d’information fait partie de DPAG ARTPOST #294, publié le 21 July 2026, et se concentre spécifiquement sur la peinture de Sickert présentée dans ‘Te Ahikāroa’. Son récit place au centre de l’histoire le sujet de l’œuvre, son traitement matériel et son parcours d’acquisition, la peinture demeurant conservée dans la collection de la galerie à Dunedin.