Le MAPS – Museum of Art in Public Space de Køge a ouvert « The Story of Public Art », la plus grande exposition internationale présentée par le musée à ce jour, du 9 octobre 2025 au 1er avril 2029. Le projet retrace les expérimentations artistiques dans l’espace public de 1950 à nos jours et réunit 90 artistes de 40 pays dans un format d’exposition que le musée décrit comme organique et dynamique, évoluant au cours de ses quatre années de présentation.
L’exposition est présentée par le MAPS, qui a adopté en janvier 2025 son nom actuel, remplaçant KØS – Museum for kunst i det offentlige rum. Le musée indique conserver une collection de plus de 19 000 matériaux préparatoires liés à des projets d’art public réalisés ou non, et fonctionner à la fois comme musée, atelier et plateforme de recherche, d’éducation et de collaboration. Dans ce contexte institutionnel, « The Story of Public Art » se présente comme une étude au long cours d’un domaine sur lequel le musée travaille depuis des décennies : un art conçu pour l’espace public et en dialogue avec lui.
Selon le musée, l’exposition se concentre sur des œuvres qui dialoguent avec les courants sociaux à travers le temps et les territoires, mettant en lumière des perspectives sur l’identité, les structures de pouvoir, la biopolitique, le désir, le travail, les relations sociales, la nature et la réalité. Elle accorde également une place centrale aux œuvres fondées sur la durée, devenues des points de référence pour les générations suivantes. Le musée décrit l’exposition comme une manière de relier l’art à l’expérience vécue, tout en soulignant la portée et l’importance internationales de l’art public en tant que médium façonné par son époque.
L’exposition s’articule autour de deux axes curatoriaux. « Dancing in the Streets (On Power) » examine des performances, actions, manifestations et interventions médiatiques dans des villes du monde entier, avec des références allant de Varsovie et Rio de Janeiro à Tamale et Times Square. Le musée évoque également des formes médiatiques allant des panneaux publicitaires Spectacolor des années 1980 à la construction contemporaine de mondes par l’IA. Le second axe se tourne vers les expérimentations artistiques dans les paysages et les tensions entre la nature et ce qui est produit par l’être humain.
Le MAPS indique que la phase ultérieure de l’exposition comprend le Land Art, avec des exemples allant des installations de Heinz Mack dans le désert tunisien au champ de blé d’Agnes Denes à Manhattan. La présentation cite également Robert Smithson, Nancy Holt et Jens Settergren parmi les artistes réunis dans cette section. En outre, le foyer de l’atrium du musée a été transformé en installation de performance vivante par l’artiste chypriote Maria Hassabi, étendant l’exposition au-delà des espaces d’exposition jusque dans l’architecture même du musée.
L’exposition s’accompagne également d’un programme quotidien intégré de courtes présentations. Le MAPS indique proposer chaque jour à 12 h 15 une introduction de 15 minutes à une œuvre de « The Story of Public Art », donnant aux visiteurs l’occasion de se concentrer sur des projets individuels et leur histoire. Le calendrier des événements du musée fait apparaître des séances récentes et à venir consacrées notamment à Allan Kaprow, Heidi Bucher, Martha Minujín, Günter Brus, Pope.L, Danh Vo, Alfredo Jaar, Curtis Cuffie, Jenny Holzer et Franco Mazzucchelli.
« The Story of Public Art » est commissariée par Charlotte Sprogøe, titulaire d’un doctorat, et conçue par FormaFantasma, le studio milanais notamment connu pour l’exposition principale de la Biennale de Venise 2022, « The Milk of Dreams ». Le musée indique que l’exposition bénéficie du soutien d’un large éventail de fondations et de sponsors danois, et donne comme adresse celle du MAPS : Nørregade 29, 4600 Køge.