Image : Getty Research Institute, Los Angeles
Getty attire l’attention cet été sur deux propositions distinctes : un nouveau récit consacré aux archives de Raymond Pettibon, centré sur une planche de surf d’une taille inhabituelle, et un ensemble d’activités familiales liées à « The Egyptian Book of the Dead » à la Getty Villa. L’article consacré à l’artiste, publié par Getty News le 7 juillet, examine comment une planche de surf de neuf pieds six pouces — soit environ 2,90 mètres — a intégré les collections du Getty Research Institute en 2024, et pourquoi cet objet se distingue au sein d’archives généralement conçues pour des pièces pouvant être mises en boîte, classées et empilées.
Selon Getty, la planche de surf faisait partie des 32 boîtes de documents de Pettibon acquises en 2024. La planche n’est pas présentée comme une simple curiosité : elle est décrite à la fois comme une toile et comme une planche de surf, ornée d’une représentation du bouillonnement intérieur d’une vague montagneuse, réalisée à l’encre bleue et noire par Pettibon. L’image place un minuscule surfeur au cœur d’un vortex océanique, reliant l’objet à des thèmes qui traversent depuis longtemps l’œuvre de Pettibon. Getty explique que la planche était notamment séduisante par son échelle perturbatrice et sa résistance aux méthodes habituelles de conservation des archives.
Glenn Phillips, conservateur en chef du Getty Research Institute, est cité dans l’article : selon lui, la planche de surf « a presque plus de sens que les planches de skate », tout en étant plus surprenante. La planche, ajoute Phillips, révèle Pettibon comme un formaliste capable de créer une peinture abstraite puis de la recontextualiser sous la forme d’une planche de surf. Elle a été réalisée au milieu des années 2000 pour « Art for the Oceans », une vente aux enchères biennale au profit de la Surfrider Foundation, qui protège les écosystèmes côtiers et l’accès aux plages.
L’article de Getty inscrit l’objet dans la carrière plus vaste de Pettibon. Né Raymond Ginn en 1957 et élevé à Hermosa Beach, en Californie, il ne pratiquait pas le surf durant son enfance, mais la culture surf faisait partie de son environnement. L’article retrace le passage de Pettibon des fanzines underground et des flyers de punk hardcore de la fin des années 1970 et du début des années 1980 à des formats plus vastes, un usage plus large de la couleur et un recours récurrent à l’imagerie du surf après 1985. Getty relie la planche à son intérêt de longue date pour ce qu’il a appelé le sublime, en évoquant les peintres romantiques de paysages ainsi que la tension qui traverse son art entre l’humain et la nature, la petitesse et l’immensité, la solitude et la communion.
La planche de surf elle-même porte un texte que Getty dit difficile à distinguer tant que l’on ne s’en approche pas. Le texte cite l’« Ars Poetica » d’Horace et dit : « Le surfeur est contraint de suivre la maxime du poète : plonger in medias res. » Getty ajoute que les archives permettront aux futurs chercheurs d’étudier les flyers, les fanzines, les documents sources, les dessins et autres éphémères de Pettibon, tandis que les conservateurs pourront examiner les échantillons d’encre et les procédés employés dans l’ensemble de la collection.
Parallèlement à l’article consacré à Pettibon, Getty fait également la promotion d’une programmation familiale gratuite et sans réservation à la Getty Villa, liée à « The Egyptian Book of the Dead ». Deux événements associés, « Artist-at-Work: Papyrus Making » et « Papyrus Scroll Making: Family Workshop », sont proposés en anglais et en espagnol et se déroulent à certaines dates du 20 juin au 13 septembre 2026. Tous deux ont lieu dans le Péristyle extérieur de la Villa et sont gratuits, bien que la Villa exige une réservation pour une entrée à horaire déterminé et que le stationnement soit payant.
Les programmes consacrés au papyrus invitent les visiteurs à découvrir comment était fabriqué le papier de papyrus et à créer leur propre scène sur papyrus, inspirée des vignettes du « The Egyptian Book of the Dead », une exposition présentée à la Getty Villa du 4 mars au 30 novembre 2026. Getty précise que l’exposition rassemble les manuscrits du Livre des morts conservés par le musée et qu’elle est elle-même présentée en anglais et en espagnol, avec des visites guidées, des conférences et des activités familiales associées programmées tout au long de la saison.