Image : Inuit Art Centre, New York
WAG-Qaumajuq a annoncé l’ajout de 41 nouvelles œuvres à sa collection permanente au cours de l’exercice 2025-2026, portant à près de 30 000 œuvres un fonds que la galerie décrit désormais ainsi. Soutenues par des donateurs et par des fonds tels que l’Indigenous Art Acquisitions Fund, le Contemporary Art Acquisition Fund et le fonds Kathleen M. Richardson de la Winnipeg Art Gallery Foundation, ces acquisitions couvrent des perspectives contemporaines, autochtones et historiques.
L’article publié le 16 juin par la galerie au sujet de ces ajouts met en lumière un éventail d’artistes dont les œuvres ont déjà figuré dans des expositions et des programmes publics de WAG-Qaumajuq. Parmi les pièces nouvellement acquises figurent « One of the Boys (Yellow Back) » d’Esmaa Mohamoud, issue de la série « One of the Boys », « Purple Sweetgrass » de Lita Fontaine, « Portrait of Miss Julia Hopwood » de Francis Cotes, « Morning Assembly » d’Ekene Emeka Maduka, ainsi que des œuvres de Michelle Sound et de Dana Claxton. Le bilan mentionne également des acquisitions d’Angelique Merasty, de Paige Miswagon, d’Omalluq Oshutsiaq et d’Abraham Anghik Ruben.
La photographie de Mohamoud est présentée par la galerie comme faisant partie d’un diptyque qui avait attiré l’attention lors de son exposition personnelle de 2022, « Esmaa Mohamoud: To Play in the Face of Certain Defeat ». Dans la notice consacrée à la collection, WAG-Qaumajuq explique que la série « One of the Boys » explore la vulnérabilité de la masculinité noire à travers l’imagerie du sport professionnel, en transformant des maillots de la NBA en robes de bal à corset afin de créer une tension entre une identité athlétique codée comme masculine et des références à la féminité aristocratique européenne. La galerie invite également le public à découvrir le travail de Mohamoud dans la nouvelle exposition « Reframed ».
« Purple Sweetgrass » de Fontaine a elle aussi été distinguée comme une œuvre ayant déjà connu une vie publique. WAG-Qaumajuq indique que la peinture a été présentée dans son exposition personnelle de 2024, « Winyan », et qu’elle a été créée pendant la pandémie, dans une période de deuil mondial, familial et personnel. L’œuvre, décrite comme un collage ou un montage d’objets trouvés, de peinture et de colle sur panneau de bois, témoignerait d’un long processus méditatif. La galerie précise que « Purple Sweetgrass » est visible sur le côté d’un bâtiment historique situé en face de la galerie, à l’angle du boulevard Memorial et de l’avenue St. Mary, dans le cadre d’un partenariat avec Sussex Realty.
Ces ajouts enrichissent également les fonds historiques de la galerie. WAG-Qaumajuq décrit Cotes comme un portraitiste anglais du XVIIIe siècle, un pionnier du pastel anglais, un membre fondateur de la Royal Academy en 1768 et un artiste associé au style du Grand Manner ainsi qu’à l’âge d’or du portrait britannique. La galerie indique que « Portrait of Miss Julia Hopwood » est la première œuvre de Cotes à rejoindre la collection et qu’elle élargit la capacité de l’institution à évoquer les traditions de la création artistique britannique au Canada.
Plusieurs autres acquisitions sont liées à des artistes déjà représentés dans la programmation actuelle de WAG-Qaumajuq. La galerie indique que des œuvres de Michelle Sound et de Dana Claxton sont actuellement visibles dans « Reframed », tandis que les dessins d’Omalluq Oshutsiaq sont présentés dans « Giizhig », à Qaumajuq, et qu’une rétrospective consacrée à Abraham Anghik Ruben est organisée dans la galerie Qilak. Le bilan précise également que l’ajout de mordillements sur écorce de bouleau d’Angelique Merasty et d’ouvrages perlés de Paige Miswagon renforce la représentation des artistes des Premières Nations, une priorité que la galerie relie à la nécessité de remédier à leur sous-représentation historique.
La mise à jour de la collection de WAG-Qaumajuq présente ces acquisitions comme relevant de son rôle de dépositaire au service du public, chaque œuvre étant décrite comme apportant une perspective et une histoire. L’article se conclut en rappelant que la collection permanente de la galerie est conservée en fiducie pour le public et que ces nouvelles œuvres contribueront à continuer d’inspirer et d’instruire les générations futures.