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Le Prix Ars Electronica ajoute à ses récompenses une nouvelle initiative d’IA pour l’impact social

Pour la première fois, le Prix Ars Electronica de cette année récompense également des projets dans le cadre de l’AI for Social Impact Initiative, un nouveau prix créé en collaboration avec CARE Austria et Ars Electronica. Cette initiative distingue des projets qui utilisent l’intelligence artificielle pour relever des défis sociaux, environnementaux et humanitaires, en mettant notamment l’accent sur les travaux menés en Afrique, en Amérique latine, en Asie du Sud et du Sud-Est, ainsi que dans la région MENA.

Ars Electronica, l’organisation basée à Linz qui décerne chaque année le Prix Ars Electronica, a déclaré que cette récompense visait à mettre en lumière des initiatives utilisant l’IA pour apporter des améliorations concrètes dans des communautés défavorisées. Cette annonce inscrit la nouvelle catégorie dans le cadre, établi de longue date, du Prix Ars Electronica, étendant la portée du concours au-delà des catégories artistiques et de recherche à des projets ayant des applications directes au service de l’intérêt général. Selon l’organisation, les 15 000 € de prix sont répartis entre deux Grands Prix et trois Awards of Distinction.

Parmi les projets distingués dans l’annonce figure « The Afiya AI (Artificial Intelligence) Solution: An AI-Powered Ecosystem for Migrant Health Equity », de Shadi Henchiri (TN). Le projet est présenté comme une réponse à un obstacle concret auquel de nombreux migrants sont confrontés : savoir par où commencer lorsqu’ils cherchent à se faire soigner après leur arrivée dans un nouveau pays. Le document source indique que les migrants peuvent arriver avec des problèmes de santé non traités, sans assurance maladie et sans documents officiels, des conditions dans lesquelles même de simples affections peuvent dégénérer en urgences médicales.

L’autre projet mis en avant est « Leveraging Artificial Intelligence to Improve Pregnancy Risk Detection, Maternal and Infant Health Outcomes », de HelpMum (NG), sous la direction du Dr Abiodun Adereni. Selon sa présentation, le projet améliore l’accès aux soins pour les femmes enceintes dans les régions mal desservies en aidant les professionnels de santé à identifier rapidement les risques et à orienter les patientes en temps utile. Il utilise également WhatsApp pour donner aux femmes accès à des informations fiables et à un accompagnement liés à la grossesse et à l’accouchement.

L’annonce présente ces deux projets comme des exemples d’utilisation de l’IA au service de l’accès à la santé publique, plutôt que comme de simples systèmes expérimentaux ou commerciaux. Dans le cas d’Afiya AI, l’accent est mis sur l’équité en matière de santé des migrants et sur la création d’un écosystème qui répond aux difficultés d’orientation dans des systèmes de soins peu familiers. Dans le cas de HelpMum, l’attention porte sur les résultats en matière de santé maternelle et infantile, ainsi que sur des outils numériques capables de soutenir les soins de première ligne et l’information des patientes.

Le texte de la newsletter d’Ars Electronica présente cette nouvelle initiative comme un élément de son programme plus large de récompenses et renvoie les lecteurs au blog de l’organisation pour consulter des entretiens avec les fondateurs, ainsi qu’à une liste de tous les projets récompensés. Il reproduit également les titres des deux œuvres mises en avant et identifie les pays associés aux projets : la Tunisie pour Shadi Henchiri et le Nigeria pour HelpMum.

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