Image : Wits Art Museum, Johannesburg
Une visite guidée par les commissaires aura lieu le samedi 17 octobre 2026 à 12 h ; l’exposition sera inaugurée par la commissaire, autrice et chercheuse Stacy Hardy. L’exposition est organisée par Ciara Struwig, Renzo Filinich et Stacy Hardy, avec Sam Kentridge, Twiggy Matiwana, Gabrielle Mudiwa, Sahar Carter et Vuyokazi Ngemntu.
Plutôt que de mettre en scène l’opposition familière entre le livre analogique et l’interface numérique, « Technics of the Page / The Last Human Reader » place le livre d’artiste aux côtés de l’intelligence artificielle, comme prédécesseur, compagnon, irritant et saboteur. Le livre n’est pas l’opposé de la technologie : c’est déjà une machine — une machine à charnières, une machine à mémoire, une machine séquentielle et une machine à dissimuler — ainsi qu’un moteur de l’imagination.
L’exposition traverse les êtres techniques, les systèmes de mémoire, les machines génératives, les réseaux, les hallucinations et ce qui refuse d’être capturé. Elle interroge ce qui se produit lorsque les livres et les archives circulent de plus en plus sous forme de données, de métadonnées, de prédictions et de motifs extractibles, et ce qui demeure obstinément matériel, illisible, incarné ou résistant.
Ces livres doivent encore être tournés, dépliés, orientés, décodés, écoutés, observés de près et parfois interprétés. L’intelligence artificielle entre dans l’exposition comme un dispositif instable pour penser la mémoire, l’auctorialité, la classification, la prédiction et la lecture.
Le titre « The Last Human Reader » n’est pas une prophétie, mais une provocation : qu’est-ce qui constitue une lecture lorsque le lecteur peut être humain, collectif, machinique, ancestral, distribué ou imaginé ?