Image : Asian Art Museum of San Francisco
L’exposition met en lumière Sopheap Pich et Leang Seckon, que le musée décrit comme deux des artistes cambodgiens les plus en vue sur la scène internationale, et présente notamment « Junk Nutrients » de Pich.
Constituée avec une grande minutie à partir de bambou, de rotin, de fil de fer et de matériaux de récupération mis au rebut, « Junk Nutrients » est présentée par le musée comme une réflexion sur l’environnement, la mémoire et la vie moderne.
Pich utilise des matériaux naturels et des objets mis au rebut pour créer des sculptures abstraites et tactiles, qu’il considère comme des condensés de ses souvenirs et de ses émotions. « Junk Nutrients » associe le bambou et le rotin au fil de fer et à des matériaux de récupération, conservant la diversité matérielle de sa construction décrite par le musée.
L’exposition comprend également des œuvres de Seckon, qui compose des collages à partir de photographies, de peinture et de textiles recyclés. Ses collages méditent sur les traumatismes du passé et les complexités du présent. Bien que leurs méthodes diffèrent, le musée présente les deux artistes comme transformant de manière singulière des matériaux du quotidien provenant du Cambodge.
Nés dans les années 1970, Pich et Seckon ont vécu le génocide perpétré par les Khmers rouges et se sont imposés au début des années 2000 comme des figures majeures du renouveau artistique cambodgien. L’exposition est organisée par l’Asian Art Museum. Le musée a également montré son responsable de la conservation examinant attentivement « Junk Nutrients ».