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Le musée Fabre met à l’honneur une étude de Cabanel tandis que le prêt d’une œuvre de David transforme les présentations estivales

Le musée Fabre met à l’honneur une étude de Cabanel tandis que le prêt d’une œuvre de David transforme les présentations estivales Image : Musée Fabre, Montpellier

Le musée Fabre de Montpellier profite de l’absence temporaire de l’une de ses œuvres pour repenser une présentation estivale autour du « Paradis perdu » d’Alexandre Cabanel. Dans une nouvelle notice du musée, la présentation « Un ange de parti, un paradis de retrouvé » explique que « L’Ange déchu » est parti au musée Thomas Henry de Cherbourg-en-Cotentin, où il est présenté dans l’exposition « L'Ange de la Révolte. Satan dans les arts au XIXe siècle ». Son départ a libéré une place dans les salles 34 et 35 pour « Étude pour l'Ève du Paradis perdu », une acquisition récente entrée dans les collections grâce à un généreux don.

Le musée décrit ce nouvel accrochage comme une présentation thématique centrée sur le cycle décoratif du « Paradis perdu » réalisé par Cabanel pour le roi Maximilien II de Bavière. Selon le récit du musée, l’œuvre a été commandée à Munich, présentée à Paris lors de l’Exposition universelle de 1867, puis détruite dans les bombardements de 1945. Le musée indique qu’il ne subsiste aujourd’hui que les études préparatoires et que le musée Fabre en conserve la majorité, préservant ainsi la mémoire et l’ampleur du projet décoratif disparu.

La notice met l’étude nouvellement acquise en relation avec les autres dessins, en les présentant ensemble comme une part du processus artistique de Cabanel. Le musée Fabre explique que cette comparaison permet de montrer comment l’artiste a élaboré l’un de ses programmes décoratifs les plus ambitieux et comment les études conservées continuent d’en documenter l’ambition. Le musée inscrit également cette acquisition dans son intérêt plus large pour Cabanel, un artiste dont il affirme avoir suivi de près le parcours à travers sa politique de collection.

Le texte en ligne est à la fois une annonce et un bref propos curatorial. Il souligne que les études conservées ne sont pas des documents secondaires, mais les principaux témoignages d’un ensemble monumental qui n’existe plus. Il note également que Cabanel est resté fidèle à une tradition de la beauté, un langage que le musée emploie pour situer la présentation estivale dans le cadre de la réputation plus vaste de l’artiste.

La nouvelle présentation est visible pendant l’été dans les salles 34 et 35 du musée Fabre. La notice du musée ne précise pas de date de fin pour cet accrochage, mais elle situe la présentation dans le contexte du prêt temporaire de « L’Ange déchu » à Cherbourg-en-Cotentin et de l’ajout de l’étude nouvellement acquise aux galeries.

Le même numéro de la lettre d’information signale également d’autres actualités du musée, notamment une installation consacrée à « Vidéo Barnum » de Pierre Paulin dans le cadre de l’exposition « Le design selon Pierre Paulin », ainsi qu’une présentation distincte de deux panneaux laqués provenant de l’Hôtel de Lunas. Ces éléments sont mentionnés aux côtés de visites guidées, d’activités pour les familles et d’ateliers, mais la notice « Un ange de parti, un paradis de retrouvé » du musée est centrée sur Cabanel et sur l’étude actuellement présentée à Montpellier.

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