Image : Hanne Darboven, Hamburg
Den Frie Udstillingsbygning, à Copenhague, ouvrira au public le 12 septembre 2026 l’exposition collective « Nervetråde » (Fibres nerveuses), qui réunira des artistes danois et internationaux dont le travail aborde le grotesque, l’angoisse et l’incertitude dans la vie contemporaine. Un vernissage se tiendra la veille au soir, le vendredi 11 septembre, de 17 h à 21 h. L’exposition restera visible jusqu’au 1er novembre 2026 et réunira peinture, sculpture, vidéo, installation, performance, texte et dessin.
Placée sous le commissariat de Magnus Thorø Clausen et Sif Lindblad, « Nervetråde » établit un lien entre l’atmosphère nerveuse de la littérature au tournant du XXe siècle — période de la fondation de Den Frie — et les nerfs à vif du présent. L’institution décrit cette époque comme marquée, à l’instar de la nôtre, par la polarisation et un avenir imprévisible, et précise que l’exposition s’appuie tout particulièrement sur une veine grotesque de la littérature danoise, une forme de « weird fiction » récemment redécouverte. Les œuvres s’articulent autour de qualités apparemment incompatibles, parmi lesquelles le comique et l’effrayant, le rationnel et l’absurde.
Les artistes participants sont Kai Althoff, Lutz Bacher, Meriem Bennani et Orian Barki, Adam Christensen, Hanne Darboven, Julie Falk, Karen Kilimnik, Ville Laurinkoski, Adam Linder, Senga Nengudi, Rolf Nowotny, Samara Sallam, Agnes Scherer, Sara Sjölin, spellchestra, Martine Syms, Alma Toaspern, Roland Topor, Peter Wächtler et Sofie Winther. Les œuvres sont présentées comme autant de réponses variées aux sentiments de malaise et d’instabilité, l’exposition embrassant des pratiques confirmées comme émergentes dans de multiples médiums.
Hanne Darboven est représentée par un détail de « Kalenderbuch 92 / Calendar Book 92 » (1992), selon l’invitation de l’exposition. L’œuvre est créditée à la Hanne Darboven Stiftung de Hambourg et présentée avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Sprüth Magers. La présence de Darboven inscrit sa pratique fondée sur le texte et les systèmes dans une exposition qui englobe également la performance, l’image en mouvement et les approches sculpturales du grotesque.
Un programme de performances accompagnera l’exposition dans le cadre de la plateforme de performance Toaster. Le 24 septembre, Adam Linder présentera « Mothering The Tongue » (2023/2026), aux côtés de « A Vampire Kiss » (2026) d’Adam Christensen, de 17 h à 21 h. Le 1er octobre, de 18 h à 21 h, Sara Sjölin présentera « New work » (2026), tandis que spellchestra présentera « Marketplace » (2026).
Le programme se poursuivra le 22 octobre, de 18 h à 21 h, avec « Outlet » (2026) de Sofie Winther et « Plex » (2025/2026) d’Alma Toaspern. Les performances sont décrites comme faisant intervenir la danse, la musique et le langage, prolongeant l’exploration, menée par l’exposition, des catégories et conventions familières. « Nervetråde » bénéficie du soutien de Det Obelske Familiefond, Augustinus Fonden, Statens Kunstfond, Aage og Johanne Louis-Hansens Fond, Dansk Tennis Fond et Ny Carlsbergfondet, et sera visible à Den Frie jusqu’au 1er novembre 2026.