Image : Galerie de l’UQAM, Montreal
La Galerie de l’UQAM, à Montréal, présentera « Gabrielle Turbide. Dystrophe », une installation art-science qui réunit des microorganismes photosynthétiques, des composants électroniques et un marais salé reconstitué dans la galerie. L’exposition, réalisée par une étudiante finissante à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, se tiendra du 4 septembre au 17 octobre 2026. Son vernissage est prévu le 3 septembre à 17 h 30.
L’installation de Turbide examine les relations entre les plantes et leur environnement en combinant matériaux biologiques, procédés photographiques et systèmes techniques. L’œuvre fait appel à des dispositifs d’impression chlorophyllienne, une méthode photographique fondée sur la sensibilité du pigment vert qu’est la chlorophylle à la lumière ultraviolette. Dans le texte de présentation de l’exposition, ces dispositifs sont présentés comme faisant partie d’un écosystème dans lequel les organismes vivants et la technologie s’influencent continuellement.
Le projet puise son point de départ conceptuel dans l’eutrophisation, soit l’enrichissement des milieux aquatiques en nutriments pouvant entraîner des proliférations d’algues. Ce processus, que la galerie décrit comme accéléré par les activités humaines, peut réduire les niveaux d’oxygène dans l’eau, contribuer au déclin de la biodiversité et priver de plus en plus les milieux aquatiques des conditions nécessaires au maintien de la vie.
Le titre fait référence à la dystrophisation, la dégradation associée à ce déséquilibre écologique. Dans l’installation de Turbide, cette transformation n’est pas envisagée comme un état statique. L’œuvre met plutôt en scène un environnement en transition, où changement écologique, perte et renouveau sont liés. La galerie décrit l’installation comme révélant des processus de transformation, d’adaptation et de résilience, ainsi que des formes de coévolution entre les organismes vivants et la technologie.
Les impressions à base de chlorophylle agissent comme des « bioarchives sensibles », selon le texte de présentation de la galerie, réagissant à leur environnement plutôt que de simplement enregistrer une image fixe. Cette insistance sur la réaction et le changement s’étend aux matériaux énumérés pour « Intertidal », une œuvre de 2026 associée au projet : anthotypes, impressions 3D, phytoplancton, pierre, plastique, pompe péristaltique et composants électroniques. Cette combinaison place des images photographiques aux côtés d’organismes, de matière géologique, de matériaux manufacturés et d’un système de circulation mécanique.
La Galerie de l’UQAM est une galerie universitaire consacrée à l’art contemporain, située au 1400, rue Berri, dans le local J-R120 du pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal. Pendant l’exposition, elle est ouverte du mardi au samedi, de midi à 18 h, et l’entrée est gratuite. « Gabrielle Turbide. Dystrophe » y sera présentée du 4 septembre au 17 octobre 2026.