Image : Галерея искусств
Une newsletter du musée Pouchkine intitulée « Судьба Матисса » (« Le destin de Matisse ») retrace l’ascension d’Henri Matisse, passé du statut d’étudiant en droit à celui de l’une des figures emblématiques de l’art moderne, tout en orientant les lecteurs vers des œuvres de l’artiste conservées dans les collections du musée et vers des publications connexes. Le texte présente Matisse comme un artiste dont les débuts ne furent en rien liés à l’art : il étudia le droit, exerça brièvement dans ce domaine, puis ne se mit à la peinture à l’huile qu’à l’âge de 20 ans, pendant sa convalescence à l’hôpital après une opération.
Selon la newsletter, Matisse se rappela plus tard qu’au moment où il commença à peindre, il avait le sentiment d’être au paradis. Elle indique qu’il convainquit son père de le laisser partir, s’installa à Paris et entra à l’École des Beaux-Arts, où il étudia auprès de Gustave Moreau. La newsletter cite Moreau, qui lui aurait dit : « Vous êtes destiné à simplifier la peinture. » Matisse ne cherchait toutefois pas à provoquer une révolution à ses débuts ; le texte précise qu’il peignait assidûment des natures mortes, tandis que sa palette s’enrichissait peu à peu et que les tonalités sourdes de ses premières « peintures sombres » cédaient finalement la place à des couleurs plus éclatantes.
La newsletter présente la couleur comme la découverte décisive dans l’œuvre de Matisse. À l’âge de 35 ans, indique-t-elle, il avait découvert les possibilités de la couleur et, au sein du groupe de jeunes peintres surnommés plus tard « les fauves » après le Salon d’automne de 1905, il fut reconnu comme leur chef de file. Ce récit place Matisse au cœur d’un tournant de l’histoire de l’art qui contribua à définir le fauvisme, mouvement associé à des couleurs audacieuses et à un relâchement des contraintes picturales traditionnelles.
Le texte souligne également l’importance du collectionneur Sergueï Chtchoukine dans la carrière de Matisse. Il indique que lorsque Chtchoukine apparut en mai 1906, Matisse trouva en lui un « mécène idéal », tandis que Chtchoukine découvrit « l’artiste de l’avenir ». La newsletter décrit une période de sept ans durant laquelle l’un réalisait les tableaux et l’autre les achetait. Une page distincte de la boutique du musée, citée dans les documents sources, ajoute que Chtchoukine devint le principal client et mécène de Matisse, et que 37 œuvres de l’artiste figuraient dans les collections du collectionneur à Moscou.
La newsletter précise que des œuvres d’Henri Matisse sont aujourd’hui présentées dans l’exposition permanente de la Galerie d’art des pays d’Europe et d’Amérique des XIXe–XXe siècles, qui fait partie du musée Pouchkine. L’institution nommée dans les documents sources est le musée Pouchkine, qui fait également la promotion de publications consacrées à Matisse et à Chtchoukine, plutôt que d’annoncer lui-même une nouvelle exposition. Ces publications comprennent le livre « Sergey Shchukin and Henri Matisse », le catalogue « From Dürer to Matisse. Selected Drawings from the Pushkin Museum Collection », ainsi qu’un album consacré aux œuvres majeures de Matisse conservées dans les collections du musée.
Les notices de la boutique consacrées à ces titres apportent un éclairage supplémentaire sur le programme éditorial du musée. Le livre sur Chtchoukine et Matisse est présenté comme consacré à la relation étroite et fondée sur la confiance entre le collectionneur russe et le peintre français, tandis que le catalogue « From Dürer to Matisse. Selected Drawings from the Pushkin Museum Collection » est présenté comme s’inscrivant dans un ensemble plus vaste d’œuvres graphiques allant de la Renaissance et du baroque jusqu’à la fin du XXe siècle. Dans la dernière note pratique de la newsletter, le musée précise que les livres sont disponibles dans sa boutique en ligne ainsi que dans les kiosques de souvenirs du Bâtiment principal, au 12, rue Volkhonka, et de la Galerie d’art des pays d’Europe et d’Amérique des XIXe–XXe siècles, au 14, rue Volkhonka.