Image : Julie Wills, work from ‘The Bitter Pains’. Academy Art Museum, Easton, Maryland
L’Academy Art Museum d’Easton, dans le Maryland, présente « Julie Wills: The Bitter Pains », une exposition de formes sculpturales et de textes fragmentés qui examine les liens entre le mythe, l’architecture et la construction du sens. Selon les informations publiées par le musée, elle se tient du 18 août au 8 novembre 2026 dans son bâtiment du 106 South Street.
L’installation de Wills envisage le mythe et l’architecture comme des formes de construction du monde : des systèmes auxquels les individus ont recours pour donner un sens à des conditions instables. Selon le musée, les visiteurs découvrent, à travers des fragments de texte et des objets sculpturaux, des récits mouvants d’amour, de perte et d’endurance, parcourant le langage comme s’il s’agissait d’un espace physique.
Les œuvres sont principalement réalisées à partir de matériaux mis au rebut issus du secteur du bâtiment. Leur utilisation relie le langage formel de l’exposition aux cycles d’usage, d’abandon et de réemploi, tout en abordant des incertitudes sociales, politiques et climatiques qui se recoupent. Le musée décrit la démarche de Wills comme une réflexion sur la manière dont consumérisme et écologie se sont imbriqués dans les paysages habités par les individus.
La biographie de l’artiste publiée par le musée précise les matériaux employés : plaques de plâtre, mousse isolante rigide et goudron de toiture, superposés en compositions qui semblent soulever la peau d’un bâtiment pour en révéler l’infrastructure — présentée comme une figure des cadres sociaux et psychologiques qui demeurent habituellement invisibles. Ses assemblages puisent également leurs références dans l’architecture, le paysage et le ciel nocturne.
Une réception d’ouverture et une rencontre avec Julie Wills sont prévues le samedi 22 août à 14 heures, et l’entrée au musée est gratuite. La newsletter du musée présente le programme à travers l’utilisation par Wills de matériaux récupérés, de textes fragmentés et de ce qu’elle appelle l’architecture du récit.
L’exposition s’accompagne d’un atelier d’une journée animé par l’artiste, « Julie Wills: Text as Sculpture », le samedi 10 octobre, de 11 heures à 15 heures, dans l’atelier de gravure du musée. Les participants produiront des textes à partir de consignes d’écriture, puis installeront une œuvre textuelle temporaire dans le bâtiment ou à ses abords ; le nombre de participants est limité à douze, et les frais d’inscription s’élèvent à 85 $ pour les membres et à 100 $ pour les non-membres.
Wills vit et travaille à Baltimore et est professeure associée d’art au Washington College. Elle est titulaire d’un MFA de l’University of Colorado at Boulder et d’un master en critique d’art de l’University of Montana. Parmi ses récentes expositions personnelles figurent Plain Sight à Washington, DC, une exposition commandée par l’ambassade de Suède et les European Union National Institutes for Culture, ainsi que des présentations à la Bloomsburg University of Pennsylvania, au Gettysburg College et au MoCA Arlington.
L’Academy Art Museum propose des expositions parallèlement à des cours, des ateliers et des conférences. Parmi les activités concomitantes figure « Under the Mexican Sky: A Revolution in Modern Photography », que la newsletter du musée qualifie d’exposition phare de sa saison, avec des conférences associées de Monica Bravo le 28 août et de Robin Owen Joyce le 11 septembre, ainsi que « Art for the People: WPA-Era Prints from the Ponemone-Frommeyer Collection », présentée du 8 septembre au 10 janvier 2027. L’entrée est toujours gratuite. « The Bitter Pains » reste visible jusqu’au 8 novembre 2026.