Image : Amon Carter Museum of American Art, Fort Worth
L’Amon Carter Museum of American Art a publié une nouvelle ressource pédagogique invitant les lecteurs à chercher des lettres et du texte dans les œuvres de sa collection avant de créer leurs propres motifs en relief à l’aide de matériaux courants. Intitulé « Print Impressions: Making Art with the Alphabet! », cet article de blog, publié le 29 juillet 2026, s’intéresse aux peintures de Stuart Davis et de John Frederick Peto.
Présentée sur le Carter Blog du musée, dans la rubrique consacrée à l’éducation, cette ressource adopte une voix ludique à la première personne attribuée à « Prickles », le « jackalope résident » du Carter. Elle commence par constater que les formes de l’alphabet apparaissent partout dans l’art et la vie quotidienne, notamment dans des journaux peints, des fragments d’enveloppes, des coupures de presse et de grandes lettres évoquant des panneaux publicitaires. L’article dirige ensuite les lecteurs vers deux œuvres conservées à l’Amon Carter Museum of American Art de Fort Worth.
« A Closet Door » de Peto, datée de 1904–06, est décrite comme une peinture à l’huile évoquant une vieille porte en bois vert recouverte de papiers et d’objets. Le blog y identifie une clé, un portrait de George Washington, un fer à cheval, des papiers pliés et déchirés, des livres ainsi que le nom de l’artiste. Son analyse insiste sur les mots de petite taille et les fragments imprimés intégrés à la composition, les reliant à l’expérience visuelle d’un regard attentif porté sur des documents et des pièces éparses accumulés.
La seconde œuvre, « Blips and Ifs » de Davis, date de 1963–64. La ressource rapproche ses lettres audacieuses et ses couleurs éclatantes des enseignes et des panneaux publicitaires de la ville, décrivant la peinture comme une œuvre remplie de mots et de lettres à retrouver. La page consacrée à l’artiste par le musée présente Davis comme un pionnier de l’abstraction aux États-Unis, dont les compositions dynamiques ont capturé l’énergie de la société de consommation moderne.
« Blips and Ifs » occupe également une place particulière dans l’histoire des acquisitions du Carter. Selon le musée, cette toile de grand format fut la première peinture abstraite acquise pour sa collection, rejoignant des œuvres sur papier de Georgia O’Keeffe, John Marin et d’artistes associés au Tamarind Lithography Workshop. Le Carter a depuis enrichi son fonds de peintures, de dessins et d’estampes de Davis, notamment en acquérant auprès de la succession de l’artiste, en 1984, un ensemble complet de ses œuvres graphiques.
Après avoir présenté les deux peintures, le blog propose une activité détaillée, étape par étape, utilisant du papier aluminium, du carton, une éponge douce ou un pinceau, ainsi que des lettres ou des chiffres-jouets. Les participants disposent les lettres sur une serviette ou un set de table, placent le papier aluminium par-dessus le motif et appuient doucement sur la surface afin d’en faire apparaître les formes. Parmi les matériaux facultatifs figurent les Wikki Stix, la ficelle, les cure-dents, le fil de fer et de petits jouets ; la feuille d’aluminium terminée peut être collée sur du carton et coloriée avec de la peinture ou des feutres. L’article n’annonce ni exposition ni événement, mais propose une activité en ligne en lien avec des œuvres de la collection du musée.