Image : Yamaguchi Center for Arts and Media
Le Yamaguchi Center for Arts and Media [YCAM] accueillera une nouvelle exposition et installation de l’artiste néerlandaise Wendelin van Oldenborgh, intitulée « Dance Floor as Study Room—したたかにたゆたう ». Le projet se tiendra au Studio A, à Yamaguchi, du 30 novembre 2024 au 15 mars 2025, avec une entrée libre. Le YCAM présente cette manifestation comme une nouvelle œuvre qui aborde les questions sociales à travers une expression de résistance silencieuse et de liberté.
Selon la page consacrée à l’exposition sur le site du centre, van Oldenborgh est l’une des figures majeures de l’art contemporain aux Pays-Bas. Sa pratique s’articule autour de la vidéo et de l’installation, et le texte du YCAM indique qu’elle a travaillé sur des thèmes tels que le racisme, les questions de genre, l’histoire et le colonialisme. L’exposition s’inscrit dans le prolongement de ses recherches sur des femmes liées au Japon, aux Pays-Bas et à l’Indonésie, parmi lesquelles figurent notamment l’actrice et réalisatrice Kinuyo Tanaka ainsi que l’écrivaine Fumiko Hayashi, toutes deux présentées dans les documents sources comme ayant des liens avec Yamaguchi.
L’exposition présente de nouvelles œuvres aux côtés de pièces antérieures. Le YCAM indique que le lieu sera aménagé comme une piste de danse, transformant l’espace en cadre de réflexion sur la diversité des cultures et des sociétés. Le sous-titre japonais « したたかにたゆたう » est expliqué sur le site comme faisant référence à un état de liberté fondé sur la volonté de faire face à la pression des autres sans recourir à la violence et sur le refus d’être réduit à une catégorie unique.
La nouvelle œuvre présentée dans l’exposition s’inspire de plusieurs femmes actives au Japon, aux Pays-Bas et en Indonésie des années 1930 aux années 1950. Le YCAM cite Tanaka, Hayashi, Beb Vuyk, Ratna Asmara et Suwarsih Djojopuspito parmi les femmes liées au projet. Les documents sources rappellent que l’Indonésie était, de leur vivant, sous domination coloniale néerlandaise et japonaise, durant une période de profondes transformations politiques et sociales. Les œuvres de l’exposition aborderaient les luttes individuelles face aux systèmes oppressifs et interrogeraient les racines de problèmes tels que le racisme et les inégalités de genre.
En plus de la présentation principale dans les galeries, le YCAM a également préparé une programmation associée sous le même titre que l’exposition. La page recense une série d’événements, parmi lesquels des rencontres avec l’artiste, des visites guidées des galeries, des réunions autour de livres, une session d’échange et une rencontre de clôture. L’exposition est gratuite et le centre indique une fermeture hebdomadaire le mardi, sauf lorsque celui-ci est férié, ainsi qu’une fermeture de fin d’année et du Nouvel An du 29 décembre au 3 janvier.
Les crédits de l’exposition désignent la ville de Yamaguchi et la Yamaguchi City Foundation for Culture comme organisatrices, avec le soutien du conseil municipal de l’éducation de Yamaguchi. Sont également mentionnés le programme 2024 de l’Agency for Cultural Affairs consacré à la création de pôles de création culturelle et artistique, ainsi que l’ambassade du Royaume des Pays-Bas, le Mondriaan Fund, la Martinus Plantema Foundation et DutchCulture. YCAM InterLab est crédité de la coopération technique, tandis que le YCAM est désigné comme producteur et Leonardo Bartolomeus comme commissaire. L’exposition doit rester visible au Studio A jusqu’au 15 mars 2025.