Image : National Museum of Modern and Contemporary Art, Seoul
Le Musée national d’art moderne et contemporain de Séoul a mis en lumière « Sowooju » de Shin Seong-hee dans une courte publication de la commissaire Park Hye-sung consacrée à la forme et à la construction inhabituelles de l’œuvre. Le texte en coréen du musée décrit la pièce comme étrange au premier regard : il commence par une toile ronde, puis s’intéresse à ce qui semble être un champ de courtes lignes répétées, disposées le long du bord du cercle.
Selon la description du musée, ces marques ne sont pas peintes. Elles résultent plutôt de la trame même de la toile, tissée comme un filet. La publication présente l’œuvre comme un exercice de construction et de déconstruction de l’espace pictural, en recourant à l’expression « un espace de génération infinie », créé en déchirant et en entrelaçant la matière. L’accent est mis sur le processus et la structure, plutôt que sur le récit ou l’iconographie.
La note du musée présente « Sowooju » comme un objet qui remet en question l’idée familière du support d’un tableau. Au lieu de proposer une surface rectangulaire conventionnelle, l’œuvre utilise une toile circulaire transformée, qui modifie la manière dont le spectateur lit la surface de l’image. Comme l’explique le texte, le motif répété du pourtour n’est pas une décoration de surface, mais la conséquence physique du support tissé.
L’œuvre de Shin Seong-hee est présentée ici sous l’angle de l’observation attentive, le bref commentaire de la commissaire attirant l’attention sur la tension entre apparence et construction. La description laisse entendre que la pièce repose sur cette tension : elle semble d’abord être une image peinte, mais le musée souligne que son rythme visuel provient du tissu lui-même.
Aucun titre d’exposition, aucune durée ni aucun détail de lieu autres que ceux de la publication du musée ne sont fournis dans les sources disponibles. Les informations se concentrent donc sur l’œuvre et sur la lecture formelle proposée par l’institution. La publication est signée par Park Hye-sung, présentée dans le texte coréen comme commissaire, et s’inscrit dans les contenus de type note sur l’art du MMCA de Séoul plutôt que dans une annonce d’exposition complète.
Dans le récit du musée, « Sowooju » devient une étude de la manière dont une toile peut être transformée afin de créer un autre type de champ pictural, dans lequel le bord du cercle et la surface tissée sont indissociables du sens de l’œuvre. La publication conclut en attirant l’attention sur la toile comme support semblable à un filet, soulignant le fondement matériel de la pièce plutôt qu’une quelconque illusion peinte.