Image : Gertrude Abercrombie (American, 1909–1977), Where or When (Things Past), 1948
Le Norton Museum of Art de West Palm Beach, en Floride, présente « Gertrude Abercrombie: The Whole World Is a Mystery » du 31 octobre 2026 au 14 mars 2027. Selon le musée, il s’agit de la première rétrospective de la peintre américaine à faire l’objet d’une tournée nationale, elle dont la carrière s’est principalement déroulée à Chicago. L’exposition a été organisée conjointement par le Carnegie Museum of Art et le Colby College Museum of Art, et placée sous le commissariat d’Eric Crosby et de Sarah Humphreville, avec Cynthia Stucki.
L’exposition a débuté au Carnegie Museum of Art de Pittsburgh, où elle s’est tenue du 18 janvier au 1er juin 2025, avant de rejoindre le Colby College Museum of Art à Waterville, dans le Maine, du 12 juillet 2025 au 11 janvier 2026. Elle réunit des œuvres prêtées par des collections institutionnelles et privées et s’accompagne d’un catalogue savant portant le même titre.
Abercrombie est née à Austin, au Texas, en 1909 et a grandi dans le quartier de Hyde Park, à Chicago. Elle a obtenu en 1929 un diplôme de langues romanes à l’Université de l’Illinois et a travaillé pour le Federal Art Project de la WPA de 1935 à 1940. À la fin des années 1930, elle avait trouvé son style de maturité et exposait dans les présentations annuelles de l’Art Institute of Chicago ainsi qu’à la Katharine Kuh Gallery. Sa maison de Hyde Park est devenue un lieu de rassemblement où artistes, écrivains et musiciens de jazz se retrouvaient pour des fêtes et des jam-sessions. Elle est morte en 1977.
Au cours de sa carrière, elle a réalisé plusieurs centaines de tableaux inspirés de sa propre vie : autoportraits, intérieurs, paysages et natures mortes peuplés de symboles personnels récurrents et de figures féminines solitaires. Le musée la décrit comme attirée par l’étrangeté des objets du quotidien, tandis que son approche introspective et onirique la rattachait aux courants plus larges du modernisme américain. Les organisateurs la présentent comme une artiste longtemps négligée en raison de son identité et de la manière dont elle avait choisi de vivre et de travailler.
Parmi les œuvres présentées figurent « The Church » (1938), « Letter from Karl » (1940), « Self-Portrait, the Striped Blouse » (1940), « Two Ladders » (1947), « Where or When (Things Past) » (1948), « A Picture in a Picture in a Picture » (1955), « Moored to the Moon » (1963) et « Demolition Doors » (1964). Le titre de l’exposition reprend une remarque de l’artiste selon laquelle le monde entier est un mystère.
La programmation publique comprend notamment une conversation ARTSPEAKS entre Zachary Wirsum et Regina Palm, le 13 novembre.