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Le Gropius Bau présente une importante rétrospective de Gabriele Stötzer sur l’art et la résistance

Le Gropius Bau présente une importante rétrospective de Gabriele Stötzer sur l’art et la résistance Image : Schirn Kunsthalle Frankfurt, Frankfurt am Main

Le Gropius Bau de Berlin présente « Dabei sein und nicht schweigen », une importante exposition personnelle consacrée à Gabriele Stötzer, artiste, militante et féministe dont la pratique est née d’une vie sous pression dans l’ancienne RDA. L’exposition se tient du 19 juin au 6 décembre 2026 et retrace un ensemble d’œuvres façonné par la surveillance, l’emprisonnement, la résistance et l’autodocumentation. Dans une recommandation de sa newsletter mettant en avant l’exposition, la Schirn Kunsthalle Frankfurt a présenté l’art de Stötzer comme un acte de survie au sein d’un système d’oppression et d’érosion.

Selon le texte de l’exposition, Stötzer est née en 1953 près de Gotha, en Thuringe, et s’est engagée dans les activités d’opposition lorsqu’elle a signé la pétition contre l’expatriation de Wolf Biermann, étant la première à le faire. Elle a été arrêtée la veille du jour où elle devait apporter la liste à Berlin-Est et a passé 12 mois dans la prison pour femmes de Hoheneck. Les sources indiquent que cette expérience, ainsi que la nudité imposée et la grande proximité avec d’autres femmes, ont transformé sa perception des femmes et de son propre corps, et que l’art est devenu une stratégie de survie.

L’exposition est organisée par Julia Grosse et Christopher Wierling, qui placent la production artistique de Stötzer au cœur de la présentation. Elle s’ouvre sur 12 vidéos Super-8 qui instaurent son univers visuel, en combinant des images documentaires en noir et blanc tournées à Erfurt au début de sa carrière avec des images en couleur datant de 1989. La newsletter et le texte de l’exposition décrivent tous deux son travail comme une documentation de sa vie et de sa résistance au régime de la RDA, tandis que l’exposition montre elle-même à quel point cette expérience politique est étroitement liée à ses formes artistiques.

Les sources insistent régulièrement sur la manière dont Stötzer a transformé des matériaux du quotidien et des formats de petite dimension en un langage de la dissidence. Une salle est consacrée à ses livres-objets, leporellos et dossiers réalisés entre 1982 et 1988, qui contiennent ses propres textes, dessins, collages et photographies repeintes. L’exposition comprend également ses films et images centrés sur le corps, dans lesquels des moyens simples portent une forte charge formelle et politique : le texte mentionne du fil métallique recouvrant une bouche, du mascara étalé d’une image à l’autre, ainsi que des séries de poses et de gestes qui ont donné naissance à un alphabet personnel de signes.

Parmi les œuvres citées figure le film Super-8 de 1989 dans lequel Stötzer se tient nue devant un miroir et répète 66 fois la question « Hab’ ich euch nicht blendend amüsiert? », tout en couvrant son corps de couleur. Le texte de l’exposition situe l’œuvre dans une cour d’Erfurt et la relie à l’atmosphère de surveillance dans laquelle elle vivait, en précisant que le dossier de la Stasi a par la suite documenté l’ampleur de cette surveillance. Les sources mentionnent également qu’en décembre 1989, Stötzer faisait partie des quatre femmes qui ont occupé l’administration de district de la Stasi à Erfurt afin d’empêcher la destruction des dossiers.

Stötzer a continué à parler publiquement de ses expériences, et la source précise qu’elle a reçu la Croix fédérale du Mérite en 2013. Elle indique également qu’elle recevra en octobre le Kaiserring à Goslar, devenant la première artiste est-allemande à figurer parmi ses lauréats. L’exposition du Gropius Bau est décrite dans la source comme la première exposition personnelle d’une femme est-allemande dans cette institution, 36 ans après la réunification allemande, avec des œuvres allant des premiers films documentaires à des pièces plus récentes telles que « Undine kommt » (2025), présentées à Berlin jusqu’au 6 décembre 2026.

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