Image : Jan Brueghel the Elder, A Still Life with a Tazza, a Garland of Flowers, and a Jewelry Box, ca. 1620. Oil on panel, 19 x 26 1/4 in. Purchased with funds from the Art Collectors’ Council, with additional support from the Adele S. Browning Memorial Art Fund. The Huntington Library, Art Museum, and Botanical Gardens.
La Huntington Library, Art Museum, and Botanical Gardens, à San Marino, en Californie, a annoncé l’entrée de cinq nouvelles œuvres dans les collections de son musée d’art, couvrant environ cinq siècles et quatre techniques : peinture, céramique, sculpture et tapisserie. Toutes cinq ont été acquises grâce aux fonds de l’Art Collectors’ Council de l’institution, un groupe qui soutient les achats proposés par les conservateurs du musée et fêtera son 32e anniversaire en 2026.
La peinture de cet ensemble est une nature morte florale de Jan Brueghel l’Ancien, datant d’environ 1620. Des roses, des œillets, des soucis, des pensées et d’autres fleurs entourent une tazza dorée, disposée parmi des perles, une boîte en laque japonaise et des objets fabriqués à partir de matériaux provenant des Amériques, ce que le musée interprète comme une représentation du commerce mondial de l’époque. Il s’agit de la première nature morte florale européenne à rejoindre les collections ; elle doit devenir la pièce maîtresse des galeries néerlandaises et flamandes de la Huntington Art Gallery, une fois celles-ci réinstallées.
Plus ancienne encore, une grande assiette en majolique réalisée par un atelier de Deruta, en Italie, entre 1505 et 1520 environ. Sa surface émaillée à l’étain, décorée de bleu cobalt et de lustre métallique, représente de profil une femme idéalisée, un type connu sous le nom de bella donna. Selon le musée, il s’agit de l’une des dix seules pièces de Deruta connues portant des vers de Pétrarque, un lien avec les plus de 100 éditions rares de Pétrarque conservées par la Library.
Le rouleau suspendu de Zhang Chenglong, « Mount Tai, Lofty Marchmount », peint vers 1600 à l’encre et en couleurs sur soie, mesure près de trois mètres de haut. Il suit un itinéraire jalonné de temples, de villages, de cascades et de bosquets de cyprès anciens qui mène au sommet du mont Tai, dans la province du Shandong, l’une des cinq montagnes sacrées de Chine. The Huntington prévoit d’en faire la pièce centrale d’une exposition consacrée à la peinture de jardins chinois, actuellement programmée pour le printemps 2029.
« Untitled (mask) » de Sargent Claude Johnson, datant de 1933, a été martelé à la main dans du cuivre, puis rehaussé de dorure. L’institution le décrit comme puisant dans les traditions ouest-africaines tout en célébrant l’identité noire américaine. Présenté dans l’exposition consacrée à Johnson par le musée en 2024, il rejoint « Organ Screen » et « Head of a Boy », ainsi que des œuvres de l’époque de la Renaissance de Harlem signées Richmond Barthé, Charles White et Romare Bearden.
L’œuvre la plus récente est la tapisserie de Raqib Shaw « Space Between Dreams – The Pragmatic Pessimist » (2022–2023), qui représente l’artiste brûlant des livres pour se réchauffer à l’intérieur d’un palais gelé, tandis que des ours polaires se rassemblent sur la banquise fondante. Réalisée pour l’exposition de 2024 « Raqib Shaw: Ballads of East and West » et partiellement inspirée des tapisseries de Beauvais de The Huntington, elle est réunie avec son pendant, « The Perseverant Prophet », acquis en 2025.
Par ailleurs, « LOVE » de Robert Indiana a rejoint les collections sous la forme d’un don ; la sculpture doit être installée près des Virginia Steele Scott Galleries of American Art et présentée au public avant la fin de l’année. Parmi les autres dons reçus en 2026 figurent des aquarelles de Joseph Stella et John Marin, des œuvres de sept membres fondateurs des American Abstract Artists, ainsi que 68 pièces d’argenterie britannique des XVIIIe et XIXe siècles.