Image : Wang You, Infinite Encores, 2026
L’espace milanais de la galerie Upsilon présente « Dreamers Wanderers Heroines », une exposition collective qui se tient du 9 au 25 octobre 2026 et réunit deux grandes figures féminines du surréalisme, Leonor Fini et Leonora Carrington, avec la jeune peintre chinoise Wang You.
La galerie décrit ces trois artistes comme des femmes séparées par les générations et la géographie, mais partageant le même instinct : embrasser l’absurdité de l’existence et la transformer en un monde qui leur est propre. Le texte de l’exposition s’ouvre sur l’idée que la vie elle-même est surréaliste, un cirque dans lequel on entre sans scénario, certains observant depuis l’extérieur tandis que d’autres pénètrent dans l’arène et se prêtent au jeu.
Pour Fini et Carrington, soutient la galerie, le surréalisme était moins un mouvement de leur époque qu’une manière de vivre. Toutes deux s’entouraient de mystère, de théâtre, d’animaux, de masques, de mythes et de métamorphoses, et la galerie avance qu’avec le recul elles étaient tout autant féministes que surréalistes. Sont présentées des œuvres de Carrington datant de 2011, parmi lesquelles la lithographie « And Then We Saw the Daughter of the Minotaur » et « El llanto del gato », ainsi que des œuvres de Fini, dont « Face (Red) », de 1960, « Chat parmi les fleurs » et des dessins de costumes pour « Le Balcon », de 1969, ainsi qu’un ensemble d’images de sphinx datant de 1966.
Wang You est présentée comme une voix plus récente dans cette lignée. Ses peintures, toutes réalisées en 2026, parmi lesquelles « Infinite Encores », « Directorial Debut », « Dancing on the Roof » et « Pierrot's Game », mettent en scène des figures et des animaux énigmatiques dans des scènes aux allures de cirque, en équilibre entre célébration et solitude, que la galerie compare à un film oublié de Fellini.
Plutôt que de retracer une ligne historique stricte, la galerie présente l’exposition comme un hommage à une attitude commune envers la vie et la création, le cirque servant de métaphore récurrente de l’existence.