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Fruitmarket explore les portraits d’oiseaux, de corps et du désir d’Ida Applebroog à Édimbourg

Fruitmarket explore les portraits d’oiseaux, de corps et du désir d’Ida Applebroog à Édimbourg Image : Ida Applebroog, The Ethics of Desire (Study), 2012. Ink, tape and vellum on paper. Courtesy the Estate of Ida Applebroog, Applebroog Industries and Barry Rosen Ltd.

Fruitmarket, à Édimbourg, présentera « Ida Applebroog: Portraits » du 6 novembre 2026 au 7 février 2027, dans le cadre d’une exposition gratuite consacrée à l’artiste américaine Ida Applebroog (1929-2023). Une avant-première publique aura lieu le 5 novembre au soir, de 18 h à 20 h.

Applebroog, qui se définissait comme « une artiste femme aux préoccupations féministes », s’est d’abord fait remarquer à New York dans les années 1970 grâce à de petits livres qu’elle publiait elle-même et diffusait par voie postale. Son œuvre ultérieure est devenue reconnaissable à ses figures humaines épurées, tracées de contours épais, ainsi qu’à l’attention constante qu’elle portait au pouvoir, à la violence et à la place des femmes dans la vie domestique, sociale et sexuelle. Fruitmarket la compte parmi les grandes artistes féministes de sa génération.

L’exposition s’ouvre sur un ensemble issu de « Angry Birds of America », une série de portraits d’oiseaux réalisés en 2018 à partir de spécimens morts, une méthode que la galerie rattache aux illustrateurs ornithologiques des XVIIIe et XIXe siècles tels que John James Audubon et Alexander Wilson, tous deux cités par l’artiste. Les dessins datent du premier mandat de Donald Trump à la présidence des États-Unis, et Fruitmarket cite Applebroog, qui explique le titre de la série par la colère qu’elle ressentait alors dans tout le pays.

Vient ensuite « Ethics of Desire », un ensemble de figures nues plus grandes que nature, imprimées et peintes sur un mylar fin et translucide, puis suspendues dans la galerie. Selon Fruitmarket, la série s’inspire à la fois des images publicitaires qui envahissent les rues des villes et des réflexions de Platon sur le désir ; la galerie compare ces figures en mouvement, qui représentent une grande diversité de corps, à des mannequins sur un podium ou aux profils d’une application de rencontres.

L’exposition se clôt sur « Monalisa », une structure simple évoquant une maison, recouverte d’un patchwork de dessins réalisés en 2009. Ceux-ci s’appuient sur des carnets de croquis privés datant de 1969, dans lesquels Applebroog a dessiné son propre corps chaque jour pendant plusieurs semaines, à l’aide d’un miroir. Fruitmarket présente cette œuvre comme une exploration de la tension entre l’auto-dévoilement et la vie intérieure, ainsi qu’entre les rôles publics et privés.

Dans son ensemble, la galerie décrit l’exposition comme une étude de la manière dont Applebroog regardait les oiseaux, les corps, le désir et elle-même, ainsi que des marques qu’elle utilisait pour consigner ce qu’elle voyait. Fruitmarket se trouve au 45 Market Street, à Édimbourg, et est ouvert tous les jours de 11 h à 18 h.

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