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David L. Johnson : Nachtruhe

David L. Johnson : Nachtruhe Image : Galerie Thomas Schulte, Berlin

« Nachtruhe » de David L. Johnson est programmé à la Potsdamer Strasse du 11 septembre au 7 novembre 2026. La Galerie Thomas Schulte inaugurera cette exposition personnelle lors de la Gallery Night, le jeudi 10 septembre, de 18 heures à 22 heures, dans ses locaux de la Potsdamer Strasse à Berlin. L’annonce situe donc le vernissage un jour avant le début de la période d’exposition indiquée.

« Nachtruhe » réunit des œuvres sonores, des sculptures et des photographies réalisées dans des parcs publics et privés de Philadelphie, New York et Berlin, ainsi que dans leurs environs. Dans ces trois villes, le travail de Johnson documente les conditions changeantes d’accès aux espaces verts et intervient sur celles-ci, en examinant la manière dont les couvre-feux nocturnes et d’autres formes de contrôle façonnent les limites de l’espace public.

À Philadelphie, le Department of Parks and Recreation a installé des dispositifs Mosquito dans plus de 30 parcs et centres de loisirs depuis 2014. Ces répulsifs sonores émettent des tonalités à haute fréquence, entre 16 et 18,5 kilohertz, provoquant une irritation et, dans certains cas, des nausées en cas d’exposition prolongée. Bien qu’ils soient présentés comme affectant principalement les moins de 25 ans, ces dispositifs sont souvent audibles par un groupe d’auditeurs beaucoup plus large. La ville affirme qu’ils ne fonctionnent que pendant les heures de couvre-feu, mais certains restent actifs toute la journée, faisant de leur présence sonore une condition permanente dans plusieurs parcs de quartier.

À New York, une tentative visant en 1988 à imposer un couvre-feu nocturne à Tompkins Square Park, qui abritait alors la plus importante communauté de squatters de la ville, a déclenché des manifestations auxquelles la police a répondu par une violence généralisée. Trois ans plus tard, le parc a été évacué de force et fermé, puis a fait l’objet de travaux de rénovation paysagère et de sécurisation permettant un contrôle accru de son accès.

Dans certains cas, des entreprises ont illégalement percé des arbres et d’autres biens appartenant à la ville pour y fixer des balises de patrouille afin de vérifier les rondes des agents de sécurité, étendant ainsi la surveillance privée au-delà des propriétés qu’elles sont chargées de surveiller.

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