L’article actuellement consacré à Lee Miller par Masdearte retrace ses seize années de carrière photographique, de ses expérimentations surréalistes à la photographie de voyage, en passant par les portraits, la mode et les reportages de guerre.
Miller a commencé sa carrière photographique à Paris en 1929, travaillant souvent avec Man Ray, qui était son compagnon, et créant des scènes qui sortaient les motifs de leur contexte grâce à des cadrages serrés et à des techniques expérimentales, notamment la solarisation. Par ces procédés, elle cherchait à révéler une réalité pleine de paradoxes et à rendre ces paradoxes visibles pour le spectateur. Ses photographies de voyage transformaient les paysages en formes modernistes et ambiguës, comme dans « Portrait of Space », une vue désertique qui réunit espaces intérieurs et extérieurs sur une même surface.
Miller est ensuite retournée en Angleterre et a collaboré avec l’édition britannique de Vogue ; bien qu’elle ait d’abord été engagée comme photographe de mode, elle a rapidement commencé à documenter les destructions causées à Londres par les raids aériens allemands pendant le Blitz. Une photographie prise à Londres en 1941 montre le mannequin Elizabeth Cowell portant un tailleur de Digby Morton.
À la suggestion de David Scherman, Miller est devenue photographe de guerre accréditée en 1942 et l’une des cinq seules femmes photojournalistes employées par les États-Unis en Europe. Elle a traversé le continent avec les troupes américaines sur le front et, en 1943, a commencé à rédiger ses propres textes pour accompagner ses reportages photographiques. L’année suivante, elle a assisté au débarquement allié en Normandie et à la bataille de Saint-Malo.
L’article aborde également la collaboration de Miller avec Man Ray, son travail en Égypte et en Europe, son rôle de photographe de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que ses photographies de la libération des camps de concentration et de l’Europe de l’après-guerre.