Image : Carleton University Art Gallery, Ottawa
Arcand se réapproprie le nēhiyawēwin, une langue qu’elle s’emploie à apprendre depuis toujours, et en affirme la souveraineté intellectuelle, esthétique et culturelle tout en manifestant son pouvoir de façonner des mondes. L’exposition prolonge son exploration de la visibilité, de l’intraduisibilité, de la réappropriation et de la revitalisation, parallèlement à des recherches en linguistique, en morphologie et en traduction.
Elle développe des idées issues de la série photographique d’Arcand de 2009, Here on Future Earth, dans laquelle elle a utilisé la langue crie des Plaines pour remplacer l’anglais sur des panneaux dans les territoires cris de la Saskatchewan.
Deux panneaux d’affichage situés sur les voies d’accès au campus présenteront de nouvelles œuvres créées en collaboration avec Peters, étendant l’exposition au-delà des murs de la CUAG.
Arcand est une artiste nēhiyaw de la Muskeg Lake Cree Nation, en Saskatchewan, qui a élu domicile à Ottawa depuis dix ans ; la syllabaire crie occupe une place centrale dans son travail en photographie, en installation, en sculpture et en design depuis 2009.