Image : The Image Centre, Toronto
« Overflow », de Madison Chow, ouvre le 9 septembre à la Student Gallery de The Image Centre, à Toronto, et présente des photographies sans appareil réalisées au contact direct de l’eau. L’exposition se tient jusqu’au 18 octobre 2026.
Plutôt que de considérer les lacs et les océans comme des paysages à capturer, Chow confère à l’eau un rôle actif dans la production de l’image. Sa méthode sans appareil vise à remettre en question les manières conventionnelles de photographier la nature et, selon ses propres termes, à soustraire au processus le regard colonial traditionnel de l’objectif. L’eau devient ainsi une collaboratrice de sa propre représentation.
Les œuvres prennent naissance sur les rivages, souvent le matin. Chow dispose du papier avec la flore environnante, des éléments naturels ramassés sur la berge ou son propre corps. L’eau en mouvement vient ensuite au contact du papier, y gravant lentement des formes avec l’aide de la lumière UV naturelle et artificielle. Le processus fait intervenir le contact physique, la lumière et l’eau en mouvement dans la formation de chaque image.
Chow décrit les résultats comme des « autoportraits de l’un des éléments les plus dynamiques de la Terre », à la fois relevés abstraits d’une force incontrôlable et traces tangibles des relations nouées au fil du temps avec des étendues d’eau particulières. Réalisé lors de visites sur des sites d’eau douce et d’eau salée, le projet s’inscrit dans sa recherche d’une manière respectueuse et réciproque de représenter le monde naturel.
Les titres « Saltwater Lumen #1 » (2024), « Saltwater Lumen (Full Body), Pacific Ocean » (2024) et « Freshwater Photogram, Lake Ontario » (2025) renvoient aux étendues d’eau qui nourrissent cet ensemble d’œuvres. La pratique de Chow couvre les procédés photographiques numériques, analogiques et alternatifs, en mettant l’accent sur la matérialité des objets photographiques et sur les relations avec le monde naturel.