Image : Museum of Modern Art, Kamakura & Hayama
Le Musée d’art moderne de Kamakura et Hayama ouvre, dans son bâtiment de Hayama, une exposition consacrée au graveur à l’eau-forte Tetsuro Komai (1920–1976), le samedi 12 septembre 2026. Elle occupe les salles 1, 2 et 3a et se tient jusqu’au dimanche 15 novembre. Le musée présente cette exposition comme une commémoration du cinquantième anniversaire de la mort de l’artiste et l’organise conjointement avec le journal Tokyo Shimbun.
Komai occupe une place importante dans l’histoire de l’estampe japonaise. Il découvre la gravure à l’eau-forte au milieu de son adolescence, puis étudie au département de peinture à l’huile de l’École des beaux-arts de Tokyo, aujourd’hui Université des arts de Tokyo. En 1951, l’une de ses eaux-fortes au papier de verre reçoit le prix réservé aux résidents japonais de São Paulo lors de la première Biennale de São Paulo. Il participe aux activités de l’Experimental Workshop, un groupe formé par de jeunes artistes et musiciens, puis se rend en France en 1954 ; le musée attribue à cette ouverture sur l’étranger un rôle déterminant dans l’élaboration du style lyrique de son œuvre ultérieure. Il collabore à plusieurs reprises avec des écrivains à des recueils de poésie illustrés et publie des textes sur sa pratique, notamment une étude de 1976 consacrée à la matière en taille-douce.
La sélection s’articule principalement autour de la collection Fukuhara Yoshiharu, conservée au Setagaya Art Museum, et suit Komai de ses débuts jusqu’à ses dernières œuvres. Elle présente de rares peintures à l’huile de jeunesse, ainsi que deux ensembles montrés au public pour la première fois, selon le musée : une huile représentant un paysage au bord d’une rivière, dont le titre n’est pas connu, datée d’avant 1954, et les illustrations originales du récit pour enfants Yume o Ou Ko. Des œuvres d’artistes auxquels Komai se référait, parmi lesquels Odilon Redon, Kiyoshi Hasegawa et Kōshirō Onchi, sont accrochées aux côtés des siennes, tandis que des plaques de cuivre, des outils de travail et des photographies esquissent le portrait de l’homme derrière les estampes.
Deux conférences accompagnent l’exposition ; toutes deux sont gratuites et ne nécessitent pas de réservation. Le graveur Tatsumasa Watanabe parlera le 19 septembre de ses souvenirs de Komai comme enseignant, tandis que l’écrivain et spécialiste de littérature française Toshiyuki Horie abordera, le 31 octobre, la conception des livres de Komai. Les commissaires proposent des visites commentées d’une demi-heure dans les salles les 26 septembre et 10 octobre ; elles sont gratuites, mais les visiteurs âgés du lycée et plus doivent se munir d’un billet valable le jour même.
L’entrée coûte 1 200 yens pour les adultes, avec des tarifs réduits pour les étudiants, les moins de vingt ans et les visiteurs âgés de 65 ans et plus ; elle est gratuite pour les enfants en âge de fréquenter le collège ou plus jeunes. Les salles sont fermées le lundi, à l’exception des 21 septembre et 12 octobre, et l’entrée est gratuite les 11 octobre et 3 novembre. Un même billet donne également accès à l’exposition de la collection consacrée à l’ombre dans l’art contemporain.