Image : Eyestorm, London; TAM; Daniel Hanoch
La rétrospective muséale de Noma Bar, « Look Again », est visible jusqu’au 16 janvier 2027. Elle réunit quatre décennies de travail, des carnets de croquis réalisés par l’artiste à l’âge de neuf ans aux installations conçues pour l’exposition.
L’exposition s’articule autour du langage visuel qui a fait la renommée de Bar : couleurs franches, enchevêtrements figuratifs et espace négatif, utilisés pour dissimuler et révéler des motifs et des personnages. Ses images peuvent donner lieu à plusieurs lectures, laissant aux visiteurs des messages à découvrir. Bar décrit sa pratique comme une « communication visuelle », qui conjugue les compétences de l’artiste, de l’illustrateur et du designer.
« Look Again » présente des campagnes commerciales très médiatisées, des estampes graphiques historiques et des sculptures, ainsi que les installations plus récentes. La sélection oscille entre des sujets à forte portée politique et sociale et des réflexions plus légères sur la vie quotidienne. Dans « Which Came First? » (2013), Bar s’attaque au célèbre dilemme de la poule et de l’œuf.
L’un des temps forts de l’exposition est « Transitions » (2022), un ours en peluche rose renversé de trois mètres de haut. Un personnage différent apparaît selon l’angle sous lequel on le regarde. La rétrospective présente également une nouvelle adaptation sculpturale de « Look Out », une maquette en trois dimensions fondée sur la première image réalisée par Bar, où la silhouette d’un chien s’entrelace avec celle d’un chat.
Le processus de Bar commence par des dessins dans un carnet de croquis, qu’il transfère ensuite à l’écran afin de les développer numériquement jusqu’à l’obtention d’une solution conceptuelle finale.