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La Kunsthalle de Brême met à l’honneur les femmes artistes sur papier avec « Mehr Frauen! »

La Kunsthalle de Brême met à l’honneur les femmes artistes sur papier avec « Mehr Frauen! » Image : Kunsthalle Bremen

La Kunsthalle de Brême inaugurera le 22 juillet l’exposition « Mehr Frauen! Bremer Künstlerinnen auf Papier », qui réunit 60 œuvres sur papier de femmes artistes actives à Brême dans la première moitié du XXe siècle. L’exposition se tiendra jusqu’au 8 novembre 2026 et pose la question de savoir qui étaient les contemporaines et les collaboratrices de Paula Modersohn-Becker, dont le nom reste le plus connu à l’international.

Selon le musée, un projet de recherche consacré à ses fonds de dessins d’artistes de Brême a abouti à un résultat frappant : au regard de l’ensemble de la collection, dominé par les hommes, son Kupferstichkabinett conserve un nombre de dessins de femmes originaires de Brême supérieur à la moyenne. L’exposition s’appuie sur ces fonds et en présente une sélection comprenant des dessins au crayon, des aquarelles et des esquisses au fusain. Les pages consacrées à l’exposition n’identifient pas de commissaire, mais précisent que le projet est issu des recherches menées par le musée sur ses propres collections.

L’exposition cite tout un éventail d’artistes actives dans les cercles artistiques de Brême, parmi lesquelles Clara Rilke-Westhoff, Marie Bock, Anna Plate, Margarethe von Reinken, Agnes Sander-Plump, Dora Bromberger, Elisabeth Noltenius, Gustava Tölken et Olga Bontjes van Beek. Sur la page de l’exposition, la Kunsthalle indique qu’elle retrace les liens entre ces femmes ainsi que leurs attaches avec Brême et sa région.

L’institution inscrit également l’exposition dans une histoire sociale plus large. Son texte rappelle que les femmes n’ont pas eu accès aux études dans les académies d’art publiques jusqu’en 1919, ce qui limitait fortement leurs possibilités de formation. En réaction, les artistes établies à Brême se sont organisées collectivement : le Bremer Malerinnenverband a été fondé en 1899, et certaines ont ensuite rejoint la GEDOK, la « Gemeinschaft deutscher und oesterreichischer Künstlerinnen und Kunstfreundinnen », à partir de 1928. Le musée présente ces réseaux comme un élément de l’histoire de la manière dont les femmes artistes ont obtenu visibilité et soutien malgré leur exclusion structurelle.

La géographie des échanges artistiques constitue un autre fil conducteur de l’exposition. La Kunsthalle indique que celle-ci suit les liens avec Worpswede, Fischerhude et Dötlingen, où des artistes vivaient et travaillaient côte à côte et enseignaient le dessin et la peinture aux générations suivantes en dehors du système académique. Elle évoque également des familles d’artistes telles que les dynasties Modersohn, Plump et Breling, ainsi que les amitiés nées des cercles locaux et des liens avec la GEDOK.

L’exposition reste centrée sur les dessins et les œuvres sur papier, le musée mettant l’accent sur la diversité des techniques représentées. Parmi les œuvres reproduites sur la page de l’exposition figurent « Vier Kinder auf einer Brücke » de Marie Bock, « Stillleben mit Pfirsichen » de Dora Bromberger, « Aufgeschnittene Apfelsine » d’Anna Plate, « Die glückliche Erbin » de Gustava Tölken et « Liegender weiblicher Akt mit Säugling in den Armen » de Paula Modersohn-Becker. Le musée annonce également une visite publique guidée par la commissaire Friederike Quander le 26 juillet à 15 h, tandis que d’autres rendez-vous associés figurent au calendrier de l’exposition, notamment plusieurs visites guidées prévues ultérieurement.

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