Image : MuSaBa
Une exposition au musa, l’espace du Wien Museum à Vienne, présente le travail d’Heliane Wiesauer-Reiterer, peintre associée au groupe connu sous le nom de « Neue Wilden » (« Nouveaux Sauvages ») à Vienne. Intitulée « Verdichtungen », elle se tient du 2 juillet au 29 novembre 2026 au musa, Felderstraße 6–8, 1010 Vienne. L’entrée est gratuite, selon la page consacrée à l’exposition par le musée et l’article de son magazine sur cette manifestation. Le commissariat est assuré par Berthold Ecker.
La présentation s’articule autour des peintures de grand format de Wiesauer-Reiterer, de son coup de pinceau affirmé et de ses couleurs intenses, des qualités qui la rattachent à la scène artistique viennoise des années 1980, lorsque les « Neue Wilden » attirèrent l’attention par une approche vigoureuse et expressionniste de la peinture. Le musée souligne qu’elle fut l’une des rares femmes parmi les artistes associés à cette scène et la décrit comme une « Universalkünstlerin » travaillant comme peintre, graveuse, photographe et sculptrice, dans des formats allant de petites pièces à des œuvres monumentales.
Plutôt que de la présenter uniquement à travers ce mouvement, l’exposition suit l’étendue de son œuvre et ses rencontres récurrentes avec le monde naturel. Le titre allemand de l’article du magazine, « Erfahrungswelten, Naturgewalten », peut se traduire par « Mondes de l’expérience, forces de la nature », tandis que le propos du musée s’articule autour des notions de condensation, de fragmentation et de réduction à un noyau essentiel.
Le récit du musée fait remonter cet engagement avec la nature aux débuts de l’artiste : elle étudia à l’Académie des beaux-arts de Vienne à partir de 1968 et puisa directement dans son environnement, avant d’ajouter la photographie à sa pratique. Née à Salzbourg et ayant grandi d’abord à Buenos Aires, elle passa la seconde partie de son enfance au bord de la mer des Wadden, en mer du Nord, un paysage auquel elle est revenue, parallèlement à la Croatie et au Krastal, en Carinthie. Son jardin et son atelier de Neulengbach, où pierres trouvées, branches et racines sont laissées aux intempéries et revisitées au fil des ans, constituent un espace de travail plutôt qu’un lieu de stockage.
Parmi les œuvres citées dans les documents du musée figurent « Himmel » (« Ciel », 1976), tempera à l’œuf sur papier ; « Das Gewicht des Himmels » (1987), huile sur Molino, réalisée en posant une toile non apprêtée sur un sol de pierre et en recueillant le relief du sol par frottage ; et « Die Erde brennt » (2025), encre sur papier. Toutes appartiennent à la collection du Wien Museum et sont créditées à Bildrecht, Vienne, 2026.
Au-delà de l’exposition elle-même, le musée indique qu’un don important au Wien Museum a permis de rendre possible cette vue d’ensemble de son œuvre, ajoutant ainsi son travail aux collections de la ville. L’article, signé Sophie Haslinger, s’appuie sur le catalogue de l’exposition « Heliane Wiesauer-Reiterer. Verdichtungen », dirigé par Berthold Ecker et publié par Verlag für Moderne Kunst. Il est paru dans le magazine du Wien Museum le 20 août 2026, parallèlement à des articles distincts consacrés à l’histoire du site de l’Arena et à l’architecte Robert Örley.