Image : Robin Vuchnich. In Search of Thoreau’s Flowers—The Memory of a Season (installation view), 2025. Courtesy of the artist. © Robin Vuchnich
Le Frist Art Museum présentera « Robin Vuchnich: In Search of Thoreau’s Flowers—The Memory of a Season », une installation interactive fondée sur la lumière qui aborde la préservation de l’environnement et le déclin de la biodiversité, du 25 septembre 2026 au 3 janvier 2027. Le musée a organisé l’exposition et la montrera dans sa Gordon Contemporary Artists Project Gallery.
L’œuvre s’inspire de l’herbier d’Henry David Thoreau, le philosophe du XIXe siècle dont « Walden; or, Life in the Woods » (1854) médite sur une vie en communion directe avec la nature. Thoreau a collecté des espèces végétales autour de Concord, dans le Massachusetts, où se trouve l’étang de Walden, et une grande partie de son herbier de spécimens séchés et pressés est aujourd’hui conservée aux Harvard University Herbaria. S’appuyant sur cette collection, Vuchnich a composé une grille projetée de plantes pressées, codées par couleur afin de transmettre les résultats de recherches menées par des scientifiques qui suivent le déclin des espèces à Concord. Le musée affirme que plus de la moitié des espèces collectées par Thoreau sont désormais en déclin et menacées d’extinction à l’échelle locale.
Un deuxième élément de l’installation recouvre trois murs de la galerie d’une projection immersive d’espèces florales en déclin autour de l’étang de Walden. Un capteur enregistre les mouvements des visiteurs et affecte, perturbe ou modifie instantanément les champs de fleurs ; lorsqu’un visiteur cesse de bouger, les fleurs retrouvent toute leur splendeur. Le musée énonce clairement la métaphore — la présence humaine transforme la nature, que ce changement soit visible ou non. Des paysages sonores enregistrés à l’étang de Walden accompagnent les images projetées.
Vuchnich, artiste des nouveaux médias, a développé le projet avec la Dre Emily Meineke, professeure adjointe d’entomologie des paysages et titulaire d’une bourse Hellmann à l’University of California, Davis, dont le laboratoire étudie les effets du changement climatique sur les plantes et les insectes phytophages. Meineke a été chercheuse postdoctorale de la National Science Foundation aux Harvard University Herbaria de 2016 à 2019. Toutes deux discuteront de cette collaboration au musée le vendredi 16 octobre 2026, de 12 h 00 à 13 h 00, lors d’un entretien animé par Mark Scala, conservateur en chef du Frist ; les inscriptions ouvriront le 14 septembre. Une Member Morning est prévue le dimanche 15 novembre 2026, de 11 h 00 à 13 h 00. L’exposition bénéficie du soutien de Jeannie et Clay Blevins ainsi que du Gordon CAP Gallery Fund.
Cette présentation fait suite à une saison durant laquelle le Frist a également montré « An Indigenous Present », une exposition thématique couvrant cent ans d’art autochtone moderne et contemporain, avec des œuvres de quinze artistes, coréalisée par l’artiste Jeffrey Gibson et la commissaire indépendante Jenelle Porter et présentée dans les Upper-Level Galleries jusqu’au 27 septembre 2026 ; « International Surrealism from Tate: Fifty Years of Dreams » et « Anila Quayyum Agha: Interwoven », qui se termineront toutes deux le 30 août 2026 ; ainsi que « A Landmark Repurposed: From Post Office to Art Museum », qui s’est achevée le 23 août 2026 et documentait la transformation de l’ancien bureau de poste américain à travers des dessins architecturaux, des images historiques et des coupures de presse, dans le cadre des commémorations du 25e anniversaire du musée.
Le Frist Art Museum se trouve au 919 Broadway, à Nashville, dans un bâtiment art déco réaménagé à partir d’un ancien bureau de poste américain. Son site internet décrit l’institution comme une organisation à but non lucratif relevant de l’article 501(c)(3), soutenue en partie par des contributions publiques, dont la mission est de servir la communauté par les arts et, en particulier, par l’accès à l’art.